Rentrée 2013 : priorité aux banlieues
Rentrée 2013 : priorité aux banlieues © Reuters

On savait déjà qu'il y aurait 6 770 créations de postes de professeurs à la rentrée 2013. Mais comment seront-ils répartis ? Le ministère de l'Education nationale a dévoilé aujourd'hui la carte de ces créations de postes.

Toutes les académies en bénéficieront, à l'exception de Nancy-Metz, de la Martinique et de la Guadeloupe qui vont connaître des baisses d'effectifs d'élèves "significatives". Il faut dire que leur taux d'encadrement (le nombre d'enseignants par élèves) est déjà "très favorable" et restera donc stable.

Les nouveaux postes concernent les grandes villes et tout particulièrement la banlieue parisienne, où "les besoins sont criants", explique le ministère. Les académies de Créteil et Versailles, en région parisienne, se taillent la part du lion. Plus de 400 enseignants supplémentaires y sont affectés dans le primaire et autant dans le secondaire.Suivent les académies de Lyon, Grenoble, Aix-Marseille et Nantes pour l'importance des moyens affectés au primaire, et Toulouse, Bordeaux, Nantes et Montpellier pour l'attribution des postes dans le second degré.

Dans le primaire, l'effort ne serait pas suffisant, Emmanuelle Daviet

François Hollande s'était engagé à créer 60.000 postes d'ici la fin de son quinquennat. Cette annonce constitue "une première traduction concrète, et sans précédent depuis plusieurs années, avec la création de 6.770 équivalents temps plein (ETP)" d'enseignants dans les écoles, les collèges et les lycées dans le secteur public, précise le ministère.

Davantage d'étudiants pour assurer ces postes

Les postes créés à la rentrée 2013 seront assurés par des étudiants admissibles aux épreuves écrites de juin 2013 et qui effectueront, entre septembre 2013 et les épreuves d'admission de juin 2014, un tiers-temps d'enseignement contre une rémunération à mi-temps.Mais à partir de la rentrée 2014, les étudiants enseigneront à mi-temps et seront payés à plein temps. Les créations de postes permettent de mettre en oeuvre des promesses de François Hollande, de compenser la hausse des effectifs d'élèves et de renforcer les remplacements. Dans le primaire, deux tiers des 3 006 postes ETP créés (soit 2.000 emplois) seront dédiés à l'accueil des élèves de moins de trois ans dans les secteurs les plus défavorisés et à la mise en place du dispositif "plus de maîtres que de classes" permettant par exemple un travail en petits groupes. Le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon a ajouté que "pas un établissement, fût-il en grande difficulté, n'en bénéficiera s'il ne présente pas un projet pédagogique".Dans le secondaire (collège, lycée), sur les 3.764 ETP, 1.300 seront consacrés aux collèges et lycées professionnels, en particulier dans les plus défavorisés d'entre eux, pour lutter contre le décrochage scolaire. Les rectorats vont répartir les postes entre les départements. Ces postes seront ensuite affectés dans les différents établissements du département. Environ 80.000 postes ont été supprimés entre 2007 et 2012.

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