Depuis 10 ans, face à ce qui paraît parfois comme des choix fragiles, voire ésotériques, des présentations non académiques, certains demandent régulièrement si la photographie est un genre révolu. Et bien non, elle n’a jamais été aussi dynamique, variée, libre, signifiante. Ses territoires se déplacent, ses outils se multiplient, et le public qui s’y intéresse ou qui la pratique est exponentiel.

La photographie est devenue la première pratique culturelle des Français, selon une étude du Ministère de la Culture. Avec les partenaires publics et privés, nous remercions chaleureusement ces visiteurs, professionnels, pour leur loisir ou scolaires que nous rencontrons plus nombreux tous les étés. Ils sont la récompense du travail, parfois plus ardu qu’il n’y paraît, mené avec enthousiasme par les équipes des Rencontres d’Arles depuis dix ans. Cette affluence témoigne un nécessaire respect pour ceux qui ont fait le choix difficile d’être artistes. Par cette qualité ils ne se marginalisent pas mais se mettent au centre de la société. Ils en sont les témoins indépendants, les premiers critiques. De leurs regards et de leur libre agenda, nous nourrissons notre perception du monde.

Puissent-ils nous convaincre d’élargir nos points de vue, afin d’agir avec plus d’empathie dans une société qui se doit d’être plus solidaire. [….] Pour que la photographie, les photographes, mais aussi les commissaires et directeurs artistiques dont le rôle va grandissant, continuent à nous surprendre par de nouvelles grammaires non conformes aux idées préconçues que l’on pourrait se faire de la photographie.

24 heures de Psychose d'avant en arrière et d'un côté à l'autre 2008
24 heures de Psychose d'avant en arrière et d'un côté à l'autre 2008 © Rencontres Arles / Douglas Gordon
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