Le 27 juin dernier, le Journal du Dimanche accusait Eric Woerth d’avoir évité une enquête fiscale à Robert Peugeot, après un vol de lingots d’or –dont la valeur a été revue à la baisse– chez l’héritier du constructeur automobile. Quelques jours après le cambriolage, Robert Peugeot aurait dîné avec Eric Woerth, alors ministre du Budget.

« Des amalgames, des insinuations absolument scandaleuses » a répliqué Eric Woerth, au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. « Je connais M. Peugeot » , s’est défendu Eric Woerth, soulignant qu’en tant que ministre, il connaît des chefs d’entreprise. « M. Peugeot a été cambriolé. Je ne suis pas responsable du cambriolage. J’ai dîné [avec Robert Peugeot] dans un restaurant au vu et au su de tout le monde. Il ne m’a pas parlé de cambriolage. » L’existence d’un litige fiscal touchant Robert Peugeot est démenti par le cabinet d’Eric Woerth.

Le JDD précisait également que Robert Peugeot avait reçu la Légion d’Honneur des mains d’Eric Woerth, début juin 2009.

Par ailleurs, dans un autre article, le JDD a fait état d’un dîner « au printemps 2008 » dans un hôtel particulier de Bercy, entre Eric Woerth et « une douzaine de généreux donateurs » de l’UMP, dont Robert Peugeot.

Pas de conflit d’intérêt, selon le « gouvernement d’entreprise » d’Imerys

Visiblement, pour « Imérys », le fait qu’un conseiller chargé des relations économiques auprès du ministre du Budget et/ou du Travail, soit également membre de son conseil d’administration n’est pas considéré comme problématique.

Selon le gouvernement d’entreprise de 2009 d’ « Imérys », « il n’existe, à la connaissance de la Société, aucun conflit d’intérêt potentiel existant entre les devoirs des Administrateurs à l’égard de la Société et leurs intérêts privés et/ou autre devoirs. »

> Voir l'extrait du "gouvernement d'entreprise" d’Imérys

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