Le CIO devait décider d'exclure ou pas les sportifs russes des JO de Rio. Il botte en touche : une commission spéciale sera chargée de trancher la question.

Thomas Bach, président du CIO, lors d'une conférence à Lausanne le 21 juin 2016
Thomas Bach, président du CIO, lors d'une conférence à Lausanne le 21 juin 2016 © Reuters / Denis Balibouse

Le Comité International Olympique, réuni ce mardi à Lausanne, a finalement choisi de temporiser, sur l’exclusion ou non de la Russie lors des Jeux Olympiques de Rio, qui doivent pourtant débuter dans deux semaines.

Le rapport Mac Laren, commandé par l’Agence mondiale antidopage et rendu public lundi, confirme l’implication de sportifs russes -toutes catégories confondues, y compris les sportifs paralympiques- dans un large scandale de dopage. Il suit les révélations de l’ancien patron du laboratoire antidopage de Moscou, Grigory Rodchenkov, dans les colonnes du New York Times, sur le système de dopage généralisé des athlètes russes.

Sanction collective ou individuelle pour les sportifs russes 

Au lieu de trancher, le CIO a donc décidé de créer une commission chargée de le faire à sa place, et dit vouloir "toutes les options légales entre sanction collective et droit à la justice individuelle "des sportifs russes.

Précision : le Comité affirme qu'il va également "prendre en considération" l'avis du Tribunal arbitral du sport de Lausanne, attendu d'ici jeudi, sur l'appel des 60 athlètes russes face à la suspension de la Fédération russe d'athlétisme, déjà prononcée en novembre 2015. ►►►C’est cette décision qui pourrait bien faire pencher la balance, explique Fabrice Abgraal.

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►►►C’est cette décision qui pourrait bien faire pencher la balance, explique Fabrice Abgraal.

Par Fabrice Abgraal

Le ministre des Sports russe interdit de JO

Le rapport étrille les officiels russes en haut lieu, et désigne même le Ministre des sports Vitali Moutko et son adjoint Iouri Nagornykh commes les chevilles ouvrières du système de dopage d'Etat mis en place par la Russie depuis 2011. Ces derniers n'iront pas à Rio, puisque le CIO a annoncé, dans la foulée, qu’aucune accréditation pour les JO de Rio ne sera accordée à "toute personne citée dans le rapport MacLaren".

Le Ministre des sports, directement visé, a précisé que sa démission n’était pas envisagée. Il a en revanche annoncé, ce mardi, la suspension, le temps de l’enquête, de quatre nouveaux hauts responsables, au ministère des sports et chez les autorités antidopage.

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