Dijon est en effet depuis le 1er janvier 2012 l’une des 2 Cours d’appel françaises à expérimenter la mise en place de citoyens assesseurs au sein des tribunaux correctionnels. Ils siègent au nombre de 2 dans certaines audiences traitant des délits d’atteintes aux personnes, aux côtés des 3 magistrats professionnels habituels. Ils participent ainsi aux débats et aux délibérés.

Vendredi dernier, Nicolas Sarkozy avait évoqué au sujet de cette toute jeune expérience qu’il s’agissait (déjà) d’une réussite. Il avait même déjà envisagé que le dispositif soit généralisé dès 2013 partout en France. « Je suis convaincu que c’est un moyen de consolider le lien qui unit les français à la justice » avait-il développé, ajoutant « c’est sans doute le seul moyen de répondre à l’attente forte de nos concitoyens d’une plus grande sévérité. Le sentiment populaire exige beaucoup de résultats en la matière. Avec les jurés populaires, nous répondons à cette attente. »

Les magistrats, qui contestent dans leur grande majorité la mise en place de cette réforme coûteuse à un moment où l’institution judiciaire aurait besoin de renforcer les budgets pour ce qui existe déjà, ne vont certainement pas apprécier que le Président de la République ne s’intéresse à la Justice que quand il s’agit de vanter les mérites des non professionnels rattachés à l’institution.

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