[scald=60109:sdl_editor_representation]CANNES, Alpes-Maritimes (Reuters) - Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont menacé mercredi la Grèce d'une suspension de l'aide européenne si Athènes n'acceptait pas d'appliquer tous les volets de l'accord conclu à Bruxelles jeudi dernier sur un sauvetage financier de ce pays.

"Nous ne pouvons engager l'argent du contribuable européen (...) qu'à partir du moment où un certain nombre de règles (...) sont respectées", a déclaré le président français lors d'une conférence de presse commune avec la chancelière allemande.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont déclaré, à l'issue d'une réunion avec George Papandréou, qu'une nouvelle tranche d'aide ne serait versée à Athènes que lorsque la Grèce aurait accepté de mettre en oeuvre tous les aspects du compromis de Bruxelles et quand toute incertitude sur le référendum annoncé par le Premier ministre grec sur cet accord aurait été levée.

Nicolas Sarkozy a précisé que la France et l'Allemagne voulaient une "réponse définitive" et "accélérée" à la crise de la dette grecque, passant par une application de ce compromis.

Selon le président français, George Papandréou a indiqué que le référendum pourrait avoir lieu "autour du 4 ou 5 décembre".

La question devra alors porter sur l'appartenance de la Grèce à l'euro, a dit Nicolas Sarkozy.

Emmanuel Jarry et Yann Le Guernigou, édité par Jean-Baptiste Vey

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