BORDEAUX (Reuters) - Nicolas Sarkozy a dénoncé samedi, sans les nommer, la présence de militants socialistes aux côtés des nationalistes basques qui ont perturbé sa visite cette semaine à Bayonne, les accusant de ne pas aimer la République.

"Honte à ceux qui se sont joints aux séparatistes basques, petite minorité animée d'une haine aveugle contre la France et prête à tout", a-t-il dit en introduction d'un meeting électoral à Bordeaux.

"A Bayonne, jeudi dernier, j'ai vu des gens qui ne supportaient pas que l'on puisse avoir une opinion différente de la leur. J'ai vu des gens qui ne pouvaient pas admettre que l'on ne pense pas comme eux", a déclaré le président-candidat.

"Le spectacle qu'ils ont donné est l'exact contraire de l'esprit et de la lettre de la République."

"Honte à ceux qui considèrent qu'une campagne électorale doit être une succession de guet-apens et de coups bas. Nous n'avons pas la même conception du droit de manifester", a-t-il encore indiqué.

"Ceux qui se rangent du côté des séparatistes qui détestent la France n'aiment pas la République. Ceux qui se rangent du côté des voyous n'aiment pas la République (...) Dans la République, la fin ne justifie pas tous les moyens".

Yann Le Guernigou, édité par Matthias Blamont

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