[scald=103945:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'est félicité mercredi que Rachida Dati prenne part à sa campagne pour la présidentielle mais a invité l'ancienne ministre de la Justice à cesser de critiquer le Premier ministre François Fillon, investi pour les législatives dans une circonscription qu'elle convoitait.

Rachida Dati, qui fut un des porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, a fait sa réapparition dans celle de 2012 en prenant la parole lors du meeting organisé à Lille, fin février. Elle devrait l'accompagner lors d'un déplacement prévu en principe vendredi à Meaux sur le thème de la rénovation urbaine.

"Je lui ai dit, j'ai besoin de tout le monde dans la campagne. Elle peut être un symbole et apporter sa force", a déclaré le président candidat sur Europe 1 à propos de Rachida Dati.

"Elle a bien mieux à faire que de critiquer tel ou tel. Des choix ont été faits par l'UMP, notamment celui de François Fillon, je n'y reviendrai pas. Mais que Rachida Dati prenne sa part dans la campagne, c'est très bien", a ajouté Nicolas Sarkozy.

Maire du 7e arrondissement et députée européenne, Rachida Dati convoitait la 2e circonscription de Paris, largement favorable à la droite, pour les législatives de juin mais a dû s'effacer devant François Fillon, dont elle ne cesse depuis de dénoncer la candidature, l'assimilant à un "pantouflage".

Evoquant un autre symbole des débuts de son quinquennat, l'ex-secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme puis au Sport Rama Yade, Nicolas Sarkozy a simplement constaté qu'elle avait "suivi une autre voie".

"Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, c'est comme ça. Il ne faut pas non plus pleurer sur le lait renversé. Chacun fait ses choix, assume ses responsabilités et a sa conception de la fidélité, je n'ai pas de jugement à porter", a-t-il dit.

Rama Yade a refusé samedi de voter une motion de soutien du Parti radical à Nicolas Sarkozy en critiquant sa "stratégie de droitisation". Elle a assuré néanmoins mardi que son objectif était la victoire de la majorité.

Yann Le Guernigou, Emmanuel Jarry, édité par Marine Pennetier

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