PARIS, 17 juin (Reuters) - Le taux de participation s'élevait à 46,42% à 17H00 en métropole, soit près de deux points de moins qu'au premier tour , malgré les appels répétés à la mobilisation à gauche comme à droite ces derniers jours. 44% selon notre estimation Ipsos Logica Business Consulting, pour France Inter, France télévision, Le Monde, Le Point .

La semaine dernière, la participation globale (métropole et outre-mer) avait été la plus faible de tous les scrutins législatifs sous la Ve République, avec une abstention de 42,77%. Si cette tendance se confirme, on se dirige vers un nouveau record d'abstention pour un second tour des législatives.

Franck Cognard, a u ministère de l'Intérieur

target="_blank" href="http://admin.franceinter.fr/#"> ![Lecture](http://admin.franceinter.fr/sites/all/themes/fi_player_theme/img/spacer.png) Un mois après l'entrée en fonction du deuxième président socialiste de la Ve République, quelque 40 millions d'électeurs sont appelés à élire 541 députés parmi 1.102 candidats. L'ensemble de la gauche (PS, EELV et Front de gauche) a totalisé 46,7% des voix au premier tour, contre 34,1% des voix pour la droite parlementaire (UMP, alliés). Ces résultats laissent ouverte l'hypothèse d'une majorité absolue pour le Parti socialiste avec ses alliés radicaux de gauche, soit au moins 289 députés sur 577, faute de quoi il devra composer avec les Verts, voire le Front de gauche. Trente-six députés ont été élus au premier tour dimanche dernier: 22 PS, neuf UMP, un divers droite, un divers gauche, un radical de gauche, un Nouveau centre et un Europe Ecologie-Les Verts. EELV peut envisager entre 13 et 20 sièges et obtenir son propre groupe parlementaire. Cela semble plus difficile pour le FG, crédité de 8 à 10 sièges. Il faut 15 députés pour créer un groupe. A droite, l'ex-Premier ministre François Fillon, ancien élu de la Sarthe, se présente à Paris, où il est arrivé en tête dans la 2e circonscription. La situation est plus incertaine pour l'ancien ministre de la Santé, Xavier Bertrand dans l’Aisne, et pour Nathalie Kosciusko-Morizet, députée sortante de l'Essonne. Après l'élection dès le premier tour du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et de (Laurent Fabius, Victorin Lurel, Delphine, Bernard Cazeneuve et Philippe Cuvillier, vingt ministres restent en lice, tous ou presque en ballottage favorable Pierre Moscovici, Aurélie Filipetti, Marilyse Lebranchu, Marisol Touraine, Stéphane Le Foll, Michèle Delaunay, Valérie Fourneyron, Alain Vidalies, Michel Sapin, Sylvia Pinel, Genevière Fioraso, Kader Arif, Benoît Hamon, Manuel Valls François Lamy, George-Pau Langevin, Cécile Duflot. Seul ministre en réel danger : Marie-Arlette Carlotti, dans la 5ème circonscription des Bouches-du-Rhône. Bien qu'elle ait réussi à devancer de 2 points le député sortant UMP Renaud Muselier avec 34,43%, le second tour s'annonce serré. Jean-Marc Ayrault a annoncé qu'un ministre battu devrait quitter le gouvernement. Sur 34 triangulaires au deuxième tour, 28 impliquent le FN, également engagé dans 20 duels avec la gauche et neuf avec l'UMP. Parmi les triangulaires sans FN figure la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques François Bayrou, joue une partie difficile face à Nathalie Chabanne (PS) et Eric Saubatte (UMP). Comme à son habitude, le président du MoDem, a été l'un des premiers à voter ce matin. Dans la 9e des Hauts-de-Seine, l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant (UMP) affronte le dissident UMP Thierry Solère et la PS Martine Even. Parmi les triangulaires où le FN est présent, on trouve la 2e circonscription du Gard où l'avocat Gilbert Collard est concurrencé par l'UMP Etienne Mourrut et la PS Katy Guyot. Dans la 3e du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen (FN) affronte le député UMP sortant et la candidate socialiste qui a refusé de se retirer comme le lui demandait la direction nationale du PS. Le FN espère faire son retour à l'Assemblée où il n'a plus d'élus depuis 1998. Sa présidente, Marine Le Pen a des chances de l'emporter à Hénin-Beaumont. A La Rochelle, dans la première circonscription de Charente-Maritime, la candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007, [Ségolène Royal, ancienne compagne de François Hollande, est quant à elle en difficulté face au dissident socialiste Oliver Falorni](http://www.franceinter.fr/depeche-une-election-sous-tension-a-la-rochelle), soutenu par la droite locale et par la compagne actuelle du président, Valérie Trierweiler, dont le tweet d’encouragement a provoqué la consternation au PS. Une dizaine de candidats sont assurés de leur élection ou réélection: ils sont seuls en lice, le candidat arrivé en seconde position s'étant désisté. Si la victoire de la gauche esquissée au premier tour se confirme, le nouveau gouvernement devrait être connu jeudi, en vue d'un premier conseil des ministres vendredi matin, a-t-on déclaré dans l'entourage du chef de l'Etat. Doté d'une majorité, François Hollande "entrera dans le vif du sujet", a-t-on ajouté. Jean-Baptiste Vey, avec Elizabeth Pineau, édité par Henri-Pierre André
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