Bernard Cazeneuve demande à la "police des polices" une évaluation technique du dispositif de sécurité sur la promenade des Anglais à Nice le 14 juillet.

Attentat de Nice : les moyens de sécurité pour le 14 juillet au cœur d'une polémique
Attentat de Nice : les moyens de sécurité pour le 14 juillet au cœur d'une polémique © Maxppp / Sebastien Botella

Le ministre de l'Intérieur a "décidé de saisir l'inspection générale de la police nationale (IGPN) d'une évaluation technique du dispositif de sécurité et d'ordre public tel qu'il a été conçu puis mis en oeuvre à Nice dans la soirée du 14 juillet et dans la nuit qui a suivi", indique le ministère dans un communiqué.

Cette enquête administrative, sans préjudice de l'enquête judiciaire en cours, permettra d'établir la réalité de ce dispositif, alors que des polémiques inutiles se poursuivent, précise  le ministère de l'Intérieur dans un communiqué jeudi matin.

Hollande réagit

En visite en Irlande, François Hollande a réagi lors d'un point presse jeudi matin

Il n'y a pas de place pour la polémique, il n'y a de place que pour la vérité et la transparence, et c'est ce que Bernard azeneuve a décidé en demandant à l'inspection générale de la police de tout connaitre. Nous aurons la preuve qu'il y a eu toujours le sérieux nécessaire. S'il a pu y avoir des insuffisantes, elles seront connues.

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François Hollande "il n' y a pas de place pour la polémique"

Par France Inter

La question des moyens déployés le soir de l'attaque commise par Mohamed Lahouaiej Bouhlel au volant de son camion fait l'objet depuis une semaine d'une vive polémique entre l'opposition de droite et le gouvernement qui se renvoient la responsabilité.

►►► | LIRE : Libération "Des failles de sécurité et un mensonge"

Mercredi soir, le quotidien Libération a publié un article affirmant que "contrairement à ce qu'a affirmé le gouvernement, le dispositif policier était en réalité bien plus léger"

A aucun moment il n'y a eu mensonge des autorités a affirmé jeudi matin Adolphe Corat, préfet des Alpes maritimes lors d'une conférence de presse. Le préfet a dit assumer "sa responsabilité d'avoir conçu et mis en place le dispositif de sécurité".

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Attentat de Nice : le préfet des Alpes maritimes veut éteindre la polémique sur la sécurité du 14 juillet

Par Laurent Vareille
Attentat de Nice : un point de contrôle et de protection avec 6 policiers nationaux
Attentat de Nice : un point de contrôle et de protection avec 6 policiers nationaux © Radio France / Visactu

La question est de savoir combien de forces de l'ordre étaient en poste ce soir-là sur la promenade des Anglais. Lors de la conférence de presse, les journalistes n'ont pas pu poser de questions .

Selon la préfecture,  il n'y avait qu'un seul point de sécurité, tenu par des policiers nationaux (ceux qui, ensuite, ont abattu le conducteur du camion). L'autre point de contrôle était destiné uniquement à surveiller la circulation et était tenu par la police municipale. Ce dispositif avait été mis en place "en accord avec la municipalité" selon le préfet, qui tente ainsi de faire taire la polémique lancée dès le soir de l'attentat par l'ancien maire Christian Estrosi, actuel adjoint au maire et président du conseil régional Provence Alpes Cote-d'Azur. Selon Christian Estrosi,

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