SZCZEKOCINY, Pologne (Reuters) - Une collision entre deux trains de voyageurs a fait 16 morts et une soixantaine de blessés, samedi soir à Chalupki, dans le sud de la Pologne, d'après la police.

Le président Bronislaw Komorowski a déclaré qu'il décréterait une période de deuil national à la suite de cette catastrophe ferroviaire, la plus grave depuis la mort de 16 personnes dans un accident à Varsovie en 1990.

"L'étendue de ce désastre est suffisamment large pour justifier un deuil national", a-t-il expliqué lors d'un déplacement sur les lieux du drame.

Environ 350 passagers étaient à bord des deux convois, qui se sont percutés à grande vitesse dans une zone rurale proche de Szczekociny.

Parmi eux se trouvaient plusieurs Ukrainiens, ainsi que des Français et des Espagnols, mais aucun n'a été hospitalisé.

"Il s'agit certainement de l'une des catastrophes les plus tragiques depuis de nombreuses années", a déclaré le Premier ministre Donald Tusk, qui s'est rendu sur les lieux dimanche matin avec plusieurs membres de son gouvernement.

Le chef du gouvernement a jugé prématuré d'évoquer les causes de l'accident, mais n'a pas exclu une erreur humaine.

L'identification des victimes se poursuit et on ignore pour le moment le sort des deux conducteurs. L'un des wagons s'est dressé à la verticale et plusieurs se sont couchés sur le côté après avoir déraillé.

Trois cent cinquante pompiers ont été dépêchés sur place, mais ont dû transporter leur matériel à la main, faute d'accès routier. La collision s'est produite au milieu d'un champ qui n'est traversé que par la voie ferrée. Des équipes sinophiles participent aux recherches.

"Il n'y a pas eu de freinage, seulement une collision, puis les lumières se sont éteintes, les gens criaient", a confié un passager, Dariusz Wisniewski à une chaîne de télévision locale. "Quand nous sommes sortis, il y avait des corps et des blessés partout", poursuit-il.

Une enquête a été ouverte pour connaître les raisons de cette collision.

L'un des convois effectuait le trajet Varsovie-Cracovie, l'autre assurait la liaison Przemysl-Varsovie.

Janusz Chmielewski; Jean-Philippe Lefief, Benjamin Massot et Jean-Stéphane Brosse pour le service français

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