[scald=104005:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Les laboratoires Servier, visés dans l'enquête sur le médicament Mediator qui aurait fait de 500 à 2.000 morts en France, ont démenti mercredi toute perquisition à leur siège de Suresnes (Hauts-de-Seine).

Une source proche du dossier a indiqué mardi à Reuters qu'une perquisition s'était tenue au siège du groupe et que trois salariés avaient été placés en garde à vue.

Selon cette source, les policiers de la Division nationale des investigations financières et fiscales cherchent des éléments sur d'éventuelles malversations financières.

Les gendarmes travaillent par ailleurs dans le cadre de nouvelles poursuites engagées par les juges d'instruction parisiens pour "destruction de preuves", a-t-on précisé.

"Aucune perquisition n'a eu lieu au siège du groupe à Suresnes", affirme mercredi Servier dans un communiqué.

Le groupe confirme que huit de ses salariés ont été entendus mardi par la police sur les procédures de destruction de documents dans l'entreprise mais nie tout lien entre la destruction des documents et l'affaire du Mediator.

Présenté comme un antidiabétique mais prescrit comme coupe-faim, responsable de malformations cardiaques, le Mediator est rendu responsable de 500 à 2.000 morts dans une première évaluation officielle versée au dossier.

Une nouvelle estimation publiée le mois dernier lui impute 1.320 décès et environ 3.100 hospitalisations en France entre 1976 et 2009 pour une insuffisance des valves cardiaques.

Marine Pennetier et Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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