Bonnes nouvelles en ouvrant le journal, ce matin, Cannes retrouve le soleil et Clothilde Reiss, la liberté. La libération de la jeune étudiante n'aurait été l'objet "d'aucun marchandage", affirme notre ministre des affaires étrangères, une simple amende décidée par l'Iran (le prix de cette amende, affirme pourtant l'avocat iranien de la française, s'élèverait à 230 mille euros). Pendant ce temps, le cinéaste iranien Jafar Panahi attend sa libération. Et quid de ceux que le gouvernement a critiqués fin décembre, nos deux journalistes français enlevés en Afghanistan? "Les rechercher coûte cher à l'armée", s'emportaient début janvier les autorités françaises. ""Ils ont pris des risques inutiles!" Curieusement, alors que les intellectuels français s'engagent et pétitionnent pour la libération du cinéaste iranien, aucun n'évoque le sort d'Hervé Ghesquière et Stéphane Taponnier, journalistes à France 3. Ils ont été enlevés le 29 décembre dans la province de Kapisa, au nord-ouest de Kaboul. Ils faisaient juste leur travail d'investigation, dangereuse par définition dans ce pays. Bernard Kouchner avoue aujourd'hui que les négociations sont très difficiles. Et si comme pour Ingrid Bétancourt en 2008, le festival de Cannes affichait la photo géante de nos confrères sur le mur du Palais?

Un mot aimable affiché sauvagement dans le Palais des festivals
Un mot aimable affiché sauvagement dans le Palais des festivals © Radio France
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