Comme dans le contrat pakistanais, El-Assir assure que son intervention « diplomatico-politique » entre la France et l’Arabie Saoudite aurait fait pencher la balance pour la signature du contrat Sawari II.

Je considère que le résultat est la démonstration de mon influence dans cette affaire. Par résultat, j’entends la signature des contrats Sawari II. Les contrats de commissions existaient avant mon intervention pour des montants plus élevés, mais les propositions françaises n’avaient pas été retenues.

La situation s’est débloquée environ une année après mon intervention commune avec Sheikh Ali Ben Moussalem. J’étais au courant du fait que Sheikh Ali Ben Moussalem ne pouvait pas, malgré son intelligence, débloquer à lui tout seul les contrats Sawari II. Il avait besoin de quelqu’un pour le conseiller sur la stratégie à utiliser pour convaincre le roi Fahd. Ce quelqu’un, ce fut moi.

Concrètement, il fallait développer tout un concept pour le convaincre de refaire des affaires commerciales avec la France. Il fallait tout d’abord lui expliquer que ce n’était plus la gauche mais la droite au pouvoir, malgré la cohabitation. Il fallait soutenir la droite parce que les Saoudiens voulaient toujours soutenir la droite. Les personnes de la droite n’étaient plus les mêmes. Le moment était opportun pour ouvrir le dialogue. A cette époque, cela n’allait en outre pas contrarier excessivement les Américains de reprendre des relations avec la France, du fait que les démocrates avaient repris le pouvoir aux républicains qui étaient plus exigeants commercialement. La manière dont ces affaires se développent est aussi simple que cela.

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