giorgio napolitano réélu président en italie
giorgio napolitano réélu président en italie © reuters

Giorgio Napolitano a été réélu samedi président en Italie après avoir accepté de se porter candidat à la demande des responsables de plusieurs formations politiques pour sortir le scrutin de l'impasse.

Soutenu par tous les grands partis, excepté le Mouvement 5 Etoiles de Beppe Grillo, Giorgio Napolitano a aisément recueilli la majorité absolue des suffrages des 1.007 grands électeurs (les députés, les sénateurs et les représentants des régions).

A 87 ans, il est déjà l'un des chefs d'Etat les plus âgés au monde. Il est réélu pour un mandat de sept ans mais les observateurs s'attendent à le voir démissionner une fois la crise politique résolue en Italie.

Grillo dénonce un "coup d'Etat" Le chef du mouvement contestataire 5 Etoiles (M5S), Beppe Grillo, a appelé samedi les Italiens à le rejoindre devant le parlement pour protester contre la réélection du président Giorgio Napolitano, qu'il a qualifiée de "coup d'Etat".

Beppe Grillo, qui avait déjà attiré des dizaines de milliers de sympathisants à Rome avant les élections législatives des 24 et 25 février, a déclaré qu'il quittait immédiatement le nord de l'Italie où il se trouve, à 650 kilomètres de Rome, pour se rendre au parlement.

L'humoriste a déclaré sur son blog:

Il y a des moments décisifs dans l'histoire d'une nation. Je serai devant le parlement. J'y resterai autant que nécessaire. Nous devons être des millions.

Il a qualifié de "coup d'Etat" la décision des représentants du centre-gauche, du centre-droit et des centristes d'appeler samedi Giorgio Napolitano à la rescousse pour sortir le pays de l'impasse.

Ses propos ont été critiqués par le reste de la classe politique, certains comparant sa décision de manifester devant le parlement à la "marche sur Rome" de Benito Mussolini avant sa prise de pouvoir en 1922.

Depuis le début du scrutin présidentiel jeudi, le quartier qui entoure le parlement est bloqué par des barrières de police. Des manifestations quotidiennes ont néanmoins lieu sur une place située en face du bâtiment, les manifestants n'hésitant pas à interpeller les grands électeurs lorsqu'ils entrent à l'intérieur.

Samedi, les manifestants ont scandé des slogans en faveur du candidat des "grillini", Stefano Rodota, arborant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "l'Italie réclame à corps et à cris Rodota comme président".

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.