L'UMP à la "Manif pour tous" du 13 janvier à Paris
L'UMP à la "Manif pour tous" du 13 janvier à Paris © MaxPPP/Marlene Awaad

Jean-François Copé a écrit hier aux militants de son parti pour leur demander de "se mobiliser" le 26 mai, jour de la manifestation contre le mariage homosexuel, qui sera "la dernière" à laquelle il appellera sur ce sujet.

Selon le président de l'UMP, "cette manifestation est l'occasion de marquer notre engagement pour des valeurs, une vision de la société différente de celle que la gauche veut imposer à l'ensemble de nos concitoyens et de nous battre au milieu d'eux, non pas pour des intérêts particuliers ou catégoriels, mais pour ces valeurs, que constituent la famille ou les droits de l'enfant".

"Cette manifestation qui sera la dernière à laquelle j'appellerai sur ce sujet précis, doit aussi être un appel à un engagement politique", écrit également Jean-François Copé.

Autre son de cloche différent à l’UMP avec Hervé Mariton - l'un des plus farouches opposants au "Mariage pour tous" à l'UMP – qui a proposé dès hier une mobilisation - annuelle - contre la politique familiale de François Hollande. Alors que certains, comme NKM, par exemple, ont refusé de voter contre la loi.

La Droite a décidément du mal à parler d'une seule voix sur le sujet. Il faut dire qu'en un quinquennat, l'UMP a radicalement changé d'avis sur la question et à l’époque, tout le monde était sur la même ligne...

Carine Bécard

Pierre Lellouche, lui, n'ira pas manifester. Pour le député de Paris, son parti est en train de dérailler. Il manifeste contre une loi déjà votée, au lieu d'analyser les raisons de la défaite et proposer une nouvelle route aux français

Pierre Lellouche interrogé par Carine Bécard

Les collectif "Mariage pour tous" est lui aussi divisé

En mars dernier il y avait déjà eu une scission avec la création du Printemps Français, un mouvement radical. Un mouvement que Manuel Valls envisage même d'interdire, "parce que ses propos sont inacceptables". Le ministre de l'Intérieur évoque des "menaces de mort" et croit savoir que des "groupes radicaux d'extrême droite veulent venir en nombre" à la manif.

Manuel Valls l'a confirmé à nos confrères de France Info.

Car cette fois même Frigide Barjot est mise en minorité au sein du mouvement qu'elle a créé, car l'union civile pour les homosexuels qu'elle défend est majoritairement rejetée par les autres organisateurs.

Résultat, elle est de plus en plus isolée. Signes de ces dissensions : des conférences de presse du collectif organisés sans qu'elle en soit avertie.

Laêtitia Saavedra

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