"The Spiral" est une mini-série télé, diffusée sur neuf chaînes européennes tous les lundi en deuxième partie de soirée. L'originalité, c'est la complémentarité des supports qu'elle utilise et l'implication proposée aux spectateurs, qui peuvent s'ils le veulent devenir acteur de l'aventure. The Spiral est une série transmédia et transeuropéenne

Le pitch

Six tableaux sont dérobés simultanément dans six musées européens. A l'origine du braquage : un artiste anticonformiste adepte de performances provoquantes, Arturo, accompagné de ses disciples du squatt de Copenhague (un vrai squatt), la Warehouse. Son objectif : créer la plus grande oeuvre d'art collaborative de l'histoire. Europol, la police criminelle européenne est sur l'affaire, tin tin, tin ...

Dans le premier épisode, Arturo explique à six de ses disciples, le principe de sa performance

Le dispositif

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The spiral_extraitsite © Radio France

La télé, un site internet et une performance dans la vie réelle. "The Spirale" propose un dispositif transmédia. Les spectateurs de la série sont appelés à jouer sur un site dédié. Sur ce site, ils tentent de trouver le lieu où l'équipe d'Arturo a envoyé les six oeuvres avec un pointeur (en bleu sur le visuel). Chaque tentative coûte des points. Une fois, les 4 000 points offerts à la première connexion épuisés, le spectateur devenu internaute peut relever des défis qui lui permettent d'engranger un nouveau capital. Ces défis sont des jeux de plateforme basiques ou des épreuves artistiques. Il faut par exemple reproduire l'autoportrait de Courbet ou se prendre en photo en enlaçant un arbre. Des indices sont aussi dissimulés dans la série, dans les médias ou sur le terrain. Ils permettent aux utilisateurs les plus assidus de retrouver les tableaux qui sont bien entendu des copies. Une fois le tableau retrouvé, le joueur persévérant doit rapatrier le tableau à Bruxelles. Ces scènes seront filmées et intégrées dans le dernier épisode de la série.

Le 28 septembre, l'équipe de production organise un événement à Bruxelles. Une oeuvre d'art collective, qui devrait être un "patchwork" de l'ensemble des productions postées par les internautes pour gagner des points, doit être projetée sur la façade du Parlement européen. Comme le dit Arturo dans le premier épisode de la série, les six tableaux dispersés sur l'ensemble du continent seront alors réunis, "au coeur de l'Europe". Les internautes filmés pourront bien entendu se joindre à l'événement et se voir à l'écran.

Sur un blog dédié au projet, l'aventure d'Arturo et de ses disciples continue entre les diffusions des épisodes. Jean-Baptiste Dumont, un réalisateur de documentaire a travaillé l'année dernière sur un film autour de la Warehouse de Copenhague. C'est lui qui poste tous les jours des nouvelles du braquage. Hier, il a annoncé en vidéo, la mort d'Arturo, le mentor arrêté à la fin du premier épisode. Les spectateurs n'ont pas encore pris connaissance de la nouvelle alors que les internautes sont au courant.

Une co-production européenne sur la patrimoine

Six musées européens dont le musée national des Beaux-Arts de Stockholm ou à la Maison de Rubens à Anvers ont participé à l'aventure. Ils ont accepté de décrocher les tableaux pour tourner la scène du braquage. Parmi ces tableaux, des oeuvres reconnus de Rubens, Picasso ou Munch et trois autres plus confidentielles d'Helene Schjerfbeck, de Christoffer Wilhelm Eckersberg et de Carl Larsson.

La série met en valeur le patrimoine artistique européen d'une manière originale et ludique. Neuf pays sont concernés : la Suède, la Norvège, la Finlande, le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, la France, l'Allemagne et la Suisse.

Si le dispositif transmédia est excellent, le scénario est en revanche par moment un peu léger : le couple d'enquêteurs reproduit un des poncifs du genre en associant une jeune policière zélée et un vieux brisquard placardisé aux méthodes de "flic à l'ancienne". On pourra aussi regretter la diffusion en français sur Arte alors que la série a été tournée en danois, en finnois et en suèdois. Pour une série transeuropéenne qui s'adresse à un public connecté, la VO sous-titrée aurait rendu la version télévisée plus séduisante.

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The spiral © Radio France

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Dossier_lien_chronique_netplusultra © Radio France

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