Près de 300 CRS nageurs-sauveteurs, répartis sur tout le littoral français, sont armés pour riposter en cas d’attaque terroriste.

En plus des palmes, les CRS maitres-nageurs auront aussi une arme
En plus des palmes, les CRS maitres-nageurs auront aussi une arme © Maxppp / Marc Demeure

Un maillot rouge, un tee-shirt blanc…et une arme pour certains : dès ce mercredi, les maîtres-nageurs ont un accessoire de plus à leur panoplie, pour se défendre, mais aussi pour riposter en cas d’attaques terroristes. Sur près de 300 CRS nageurs-sauveteurs présents sur les plages cet été, une centaine seulement seront armés : le chef de poste et son adjoint.

La mesure est aussi censée pallier le manque des effectifs, puisque le nombre de maîtres-nageurs est passé de 460 à l’été 2015, contre 297 cet été : conséquences des effectifs usés par l’État d’urgence et le surcroît de travail causé par l’organisation de l’Euro 2016.

Avant cela, les maîtres-nageurs issus des rangs des CRS ne possédaient encore qu’une paire de menottes et une matraque télescopique, en général laissées dans le poste de surveillance. Mais depuis l'attentat perpetré sur la Promenade des Anglais à Nice, qui a coûté la vie à 84 personnes au soir du 14 juillet dernier, plus question de perpétuer un service de sécurité minimum.

Cette nouvelle disposition laisse en tous cas les baigneurs perplexes :

► "Des armes sur une plage, ça me désole un peu" : le reportage à Marseille d’Olivier Martocq

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► "Des armes sur une plage, ça me désole un peu" : écouter le reportage à Marseille d’Olivier Martocq

Par Olivier Martocq

Des policiers clairement identifiés qui pourraient être pris pour cible

La décision avait été prise dans la foulée de l’assassinat, mené par un djihadiste, d’un policier et de sa compagne à Magnanville (Yvelines) le 13 juin dernier :

"Il fallait donner une capacité de défense aux fonctionnaires de police, qui sont identifiés clairement sur les plages comme tels par leur tee-shirt siglé police nationale, s'ils sont pris pour cible", a expliqué une source policière.

La mesure est aussi destinée à parer à une éventuelle attaque terroriste sur une plage, comme celle menée en Tunisie le 26 juin sur la plage de Sousse, où un groupe d’attaquants avaient abattu 38 touristes à la kalachnikov. L’attaque avait, comme à Magnanville, été revendiquée par l’État Islamique.

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