Laurent Fabius, ministre des Affaires Étrangères, en discussion avec son homologue espagnol
Laurent Fabius, ministre des Affaires Étrangères, en discussion avec son homologue espagnol © Reuters / François Lenoir

Alors que de nouvelles preuves d'utilisation d'armes chimiques par Bachar El Assad contre les forces rebelles en Syrie ont été apportées par deux journalistes du journal Le Monde, les ministres des affaires étrangères de l'UE sont en réunion aujourd'hui à Bruxelles. Ils doivent trouver un consensus sur la livraison d'armes aux rebelles.

De nouveau témoignages l'affirment : Bachar El Assad utilise des armes chimiques contre les rebelles. Si cette "ligne rouge" a été franchie, que faire ?

Écoutez les précisions de Christian Chesnot, dans le journal de 18h d'Angélique Bouin

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Les ministres européens des affaires étrangères sont en réunion aujourd'hui à Bruxelles. Ils doivent aborder une question épineuse : faut-il lever l'embargo sur la fournitures d'armes aux rebelles ?

Réclamée depuis des semaines par Londres et Paris, la question continue de diviser les européens. Pourtant, la situation est de plus en plus critique. A l'ouverture de la 23e session du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, la Haut Commissaire Navi Pillay a estimé qu'une "catastrophe humanitaire, politique et sociale frappe déjà ce pays. "

La Coalition nationale de l'opposition syrienne a une nouvelle fois prié l'Union européenne de lever son embargo sur les livraisons d'armes à destination des rebelles hostiles au régime de Damas :

La population syrienne continue à demander des armes pour se protéger, surtout pour se protéger. J'espère, je prie pour que les ministres qui se réunissent à Bruxelles le comprennent.

Beaucoup d'hésitations

Londres et Paris souhaitent aller au-delà des mesures actuelles, qui prévoient la fourniture aux forces de l'opposition d'équipements dits "non létaux", comme des véhicules blindés, des gilets pare-balles ou des lunettes de vision nocturne. Mais plusieurs pays, comme l'Autriche et la Suède restent hostiles à l'idée d'une levée de l'embargo sur les armes, craignant qu'elles aboutissent entre les mains des combattants islamistes radicaux. L'Allemagne hésite, comme la majorité des autres pays membres.Trois options semblent se dessiner :

  • une levée de l'embargo

  • une prolongation des mesures actuelles d'embargo au-delà du 1er juin

  • un renforcement des mesures en vigueur, éventuellement assorti d'un délai de quelques semaines

Autre ligne de consensus à trouver pour les européens : définir une position commune, sur d'autres sanctions, financières ou diplomatiques, visant le régime du président Bachar Al-Assad et ses soutiens.

Écoutez les précisions, depuis Bruxelles, de Quentin Dickinson, dans le journal de 19h d'Alain Passerel

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