Un faux tweet d'AP avait fait chuter le Dow Jones
Un faux tweet d'AP avait fait chuter le Dow Jones © Radio France

Et si la bataille pour le pouvoir en Syrie se jouait aussi sur Internet ? Depuis quelques semaines, une mystérieuse "Armée Électronique Syrienne" soutient Bachar Al-Assad en multipliant les coups d'éclat. Une sorte de contre-révolution 2.0.

Plus que jamais, les pro-Assad sont en ordre de bataille (virtuelle). Depuis quelques semaines, les membres de "l'Armée Electronique Syrienne" multiplient les piratages informatiques. Le tweet de l'agence américaine AP, annonçant "Obama blessé dans une explosion à la Maison Blanche", c'était eux... Et ce n'était pas une blague innocente.

Quelques instants après ce message, un porte-parole de l'agence avait indiqué qu'il s'agissait d'un faux et Jay Carney, porte-parole de la Maison blanche, avait assuré que le président se portait bien. Mais le mal était fait : dans les minutes qui ont suivi ce message, les marchés financiers se sont effondrés.

Autre coup d'éclat, un faux tweet de Sepp Blatter, le président de la FIFA, annonçant : "J'ai été corrompu par le Qatar, je démissionne".

Guérilla virtuelle

Tout pour faire du bruit, et montrer que la maîtrise du web 2.0 n'est pas le monopole des révolutionnaires, et des cyberactivistes du printemps arabe. Le "net power" a changé de camp.

Ecoutez Karim Emile Bitar, directeur de recherche à l'Institut de recherches internationales et stratégiques

Les piratages sont systématiquement revendiqués sur Twitter par le compte de l'Armée syrienne électronique. L'organisation s'était déjà attribué le détournement de comptes de la National Public Radio américaine, de la BBC, de CBS et de Reuters News.

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