Taksim évacuée
Taksim évacuée © Reuters / Murad Sezer

Des centaines de policiers en tenue antiémeute ont pénétré mardi matin sur la place Taksim, dans le centre d'Istanbul, en tirant des cartouches de gaz lacrymogène pour disperser de petits groupes de manifestants. Elles sont sorties vers 13h30.

Les forces de l'ordre ont enlevé des banderoles accrochées sur la façade d'un bâtiment donnant sur la place.

Le gouverneur d'Istanbul a assuré que les autorités n'avait aucunement l'intention de disperser les manifestants rassemblés à proximité dans le parc Gezi, où un projet de réaménagement urbain a déclenché depuis le 31 mai un vaste mouvement de contestation contre le gouvernement conservateur de Recep Tayyip Erdogan.

Notre objectif est de retirer les écriteaux et les images installés sur la statue d'Ataturk et sur le centre culturel Ataturk. Nous n'avons aucun autre but. Le parc Gezi et Taksim ne seront pas concernés.

Alors que des véhicules de police équipés de canons à eau étaient déployés autour de la place, des centaines de manifestants munis de masques à gaz et de casques de chantier se sont rassemblés sur les marches menant au parc.

Après de violents affrontements au début de la contestation, les forces de l'ordre s'étaient tenues à distance du site ces derniers jours.

Recep Tayyip Erdogan a qualifié à de multiples reprises les manifestants de voyous en défendant la légitimité de son gouvernement démocratiquement élu. Il a toutefois accepté de rencontrer des représentants des manifestants pour tenter de mettre fin aux troubles, a annoncé lundi son vice-Premier ministre, Bulent Aric.

Ce matin, il a appelé les manifestants à se disperser. Le Premier ministre turc a ajouté que le mouvement de contestation contre son gouvernement constituait une tentative délibérée de nuire à l'image et à l'économie de la Turquie :

Je les invite à quitter le parc et je le leur demande en tant que Premier ministre. L'économie turque est visée à travers ces événements (...) Des efforts destinés à ternir l'image de la Turquie sont mis en oeuvre dans le cadre d'un plan systématique.

Sur place, Antoine Giniaux

Après de violents affrontements au début de la contestation, les forces de l'ordre s'étaient tenues à distance du site ces derniers jours.

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