françois hollande et angela merkel s’engagent à relancer la compétitivité dans l’ue
françois hollande et angela merkel s’engagent à relancer la compétitivité dans l’ue © reuters

Les critiques du Parti socialiste (français) envers la chancelière allemande n'ont visiblement énervé ni la principale intéressée, ni ses compatriotes. La presse allemande est plutôt moqueuse, et Angela Merkel joue l'apaisement. En France, par contre...

Les critiques du Parti socialiste français sur Angela Merkel et son "intransigeance égoïste" ? Allez, entre voisins, on ne va pas se fâcher pour si peu. C'est visiblement le message qui nous vient d'Allemagne après un week-end d'attaques un peu acerbes envers la chancelière allemande.

Des attaques qui ne remettent pas en cause la coopération "essentielle" entre Paris et Berlin, assure un porte-parole d'Angela Merkel. "Ce qui compte pour nous, ce ne sont pas les partis mais le travail avec les gouvernements, comme la coopération directe avec le président français, le Premier ministre Ayrault et les ministres", explique Steffen Seibert lors d'une conférence de presse.

Bref, une volonté d'apaiser les esprits, tout en taclant légèrement le Parti socialiste. Même esprit, en plus moqueur, dans la presse allemande.

Le récit de notre correspondante à Berlin, Lise Jolly.

Côté français, Jean-Marc Ayrault a réaffirmé son amour du couple franco-allemand, d'abord en tweets puis en personne.

Écoutez l'intervention du Premier ministre.

Et François Hollande dans tout ça ? Il essaie de rester au-dessus de la mêlée, Cyril Graziani.

Les tacles viennent de France

Si les Allemands ne semblent pas fâchés, la droite française fulmine en leur nom. Jean-François Copé et François Fillon ont attaqué, en duo, François Hollande, responsable selon eux d'un climat germanophobe au Parti socialiste.

Dans un communiqué commun, le couple Fillon-Copé veut défendre le couple franco-allemand. Ils dénoncent "la responsabilité personnelle de François Hollande dans la dégradation continue et consternante de la relation franco-allemande et dans le climat germanophobe qui gagne le PS et son allié d'extrême gauche", en référence au Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon."Dès le début de son quinquennat, au sommet de Bruxelles le 29 juin 2012, le nouveau président français a manoeuvré pour tenter d'isoler la chancelière allemande. Ce comportement indigne, guidé par des préoccupations bassement partisanes a donné le ton de ce que serait, désormais, sa relation avec l'Allemagne", s'indignent les deux leaders de droite. "Le résultat est catastrophique : la France est isolée en Europe, sa voix est inaudible".

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