[scald=218485:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le tribunal administratif de Paris a annulé vendredi la délibération de juillet 2011 par laquelle le conseil de Paris autorisait le maire de la capitale à signer une convention avec la Fédération française de tennis (FFT) pour l'extension de Roland-Garros.

"Après avoir admis l'intérêt à agir des associations de riverains requérantes, le tribunal a estimé que cette délibération était illégale au double motif que l'information des conseillers de Paris lors du vote de la délibération n'avait pas été suffisante", dit un communiqué du tribunal.

Ce dernier estime également que le taux de la redevance versée à la ville de Paris en application de la convention est "manifestement trop faible au regard des avantages de toute nature consentis" à la FFT.

L'extension du stade devait se faire sur le site du jardin des serres d'Auteuil et sur le stade Hébert. Elle avait soulevé de nombreuses protestations de riverains et d'écologistes.

Les travaux devaient comprendre notamment un nouveau court de 4.950 places sur le site classé des serres d'Auteuil.

Ils devaient être achevés pour l'édition 2018 de la deuxième levée du Grand Chelem, soit deux ans après la date initialement annoncée et pour un coût total de 340 millions d'euros, soit 25% de plus que le budget initial, avait annoncé en décembre le président de la FFT, Jean Gachassin.

La ville de Paris a deux mois pour procéder à la résiliation de la convention. Elle peut cependant demander de surseoir à l'exécution du jugement et faire appel de cette décision.

Chrystel Boulet-Euchin, édité par Gilles Trequesser

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