[scald=63633:sdl_editor_representation]par Chrystel Boulet-Euchin

PARIS (Reuters) - L'ancien numéro un mondial Roger Federer a livré samedi une copie impeccable pour décrocher son billet pour la finale du tournoi de Paris-Bercy où il sera opposé au Français Jo-Wilfried Tsonga dans un match rêvé par le public parisien.

Bercy est le seul tournoi Masters 1000 - la deuxième catégorie la plus importante après le Grand Chelem - dont le Suisse n'avait pas encore atteint la finale.

Il y est parvenu en dominant de la tête et des épaules le Tchèque Tomas Berdych, n°5 et vainqueur de l'épreuve en 2005.

Sur le score de 6-4 6-3, l'affaire a été expédiée en une heure et vingt minutes.

"Je ne sais pas s'il (le match parfait) existe, ça dépend toujours de l'adversaire. On joue toujours aussi bien que l'adversaire le permet. J'ai fait beaucoup de bons choix aujourd'hui. J'ai fait les bonnes choses au bon moment", a dit Federer, aujourd'hui quatrième joueur mondial.

"Cela fait une grande différence de pouvoir sentir à quel moment quoi faire. C'était parfait de ce côté-là aujourd'hui", a ajouté le Suisse.

Pour espérer remporter son troisième titre cette saison après Doha et Bâle, Roger Federer devra écarter dimanche Jo-Wilfried Tsonga, qui a déjà soulevé le trophée à Bercy en 2008. Il devra aussi affronter 14.500 spectateurs qui prendront probablement fait et cause pour le numéro un français.

Les deux hommes se sont déjà opposés à huit reprises et le Suisse mène par cinq victoires à trois. Tsonga a cependant réussi l'exploit de battre Federer dans son jardin anglais de Wimbledon cette année, avant de récidiver à Montréal en août.

Le Bâlois a pris sa revanche à l'US Open et compte bien ne pas s'arrêter là et prendre du plaisir sur le court.

SUR LES TRACES D'AGASSI

"J'ai joué Tsonga à plusieurs reprises cette année, quatre fois : Doha, Wimbledon, Montréal et l'US Open. C'est toujours assez explosif nos matches. Nous aimons bien prendre l'initiative du fond de court", a dit Roger Federer.

"Le public est avec lui. Il a déjà gagné ici d'ailleurs. En fait, il a plus d'expérience que moi en finale, ici, à Bercy. Peut-être que c'est un avantage pour lui. J'aime toujours bien le jouer (...) C'est sympa et agréable de jouer contre ce type de joueur."

Malgré des statistiques favorables cette année, Jo-Wilfried Tonga prend sa future confrontation avec Federer très au sérieux.

"Pour gagner contre Roger, il faut que je joue mon meilleur tennis, que je sois agressif", a prévenu celui qui peut espérer faire mieux que Guy Forget, capitaine de l'équipe de France et qui sera directeur du tournoi de Bercy dès 2012.

Forget s'est en effet imposé au POPB en 1991 avant d'atteindre la finale l'année suivante. Les vainqueurs français de l'épreuve ne sont pas nombreux puisque, hormis Forget et Tsonga, seul Sébastien Grosjean, en 2001, a soulevé le trophée.

Gaël Monfils a lui été par deux fois ces deux dernières années finaliste de l'épreuve sans parvenir à s'imposer.

La question est désormais de savoir si Jo-Wilfried Tsonga sera en mesure de stopper Roger Federer dans sa quête de l'un des tournois majeurs manquant à son palmarès.

Désormais seul joueur de l'histoire à pouvoir se targuer d'avoir disputé les finales de tous les Masters 1000, Federer peut aussi inscrire une autre ligne à son livre des records qui compte 16 titres du Grand Chelem.

Vainqueur de Roland-Garros en 2009, il peut devenir dimanche le seul joueur avec l'Américain André Agassi à s'imposer à Paris sur les deux rives de la Seine.

Edité par Jean-Stéphane Brosse

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