Pour la première fois, le juge Marc Trévidic a pu entendre Abdelkader Tigha ...

Le 10 novembre dernier, le magistrat, ainsi que la juge d'instruction Nathalie Poux, se sont envolés pour Amsterdam, où s’est réfugié Abdelkader Tigha, après avoir transité par plusieurs pays (Tunisie, Syrie, Thaïlande, Jordanie….).

Pour des raisons de procédure judiciaire, le juge Trévidic a interrogé Tigha par le biais d’un autre magistrat néerlandais, assisté d’un traducteur. Le procès verbal d’audition a été rédigé en néerlandais, avant d’être traduit, plus tard, en français.

Abdelkader Tigha et le juge Trévidic
Abdelkader Tigha et le juge Trévidic © Radio France

Dans ce procès-verbal de synthèse que nous avons pu consulter, Tigha désigne, à nouveau, l’armée comme responsable de l’enlèvement des moines . Le cadre procédural entourant cette déclaration de Tigha lui donne, évidemment, un tout autre impact.

> Le verbatim de l'audition d’Abdelkader Tigha

Si certains aspects du témoignage de Tigha doivent toutefois être considérés avec prudence (l’homme a parfois varié dans ses déclarations publiques sur, par exemple, le fait de savoir s’il avait directement aperçu les moines après leur enlèvement ou simplement le véhicule qui les transportaient), sa déposition devant le juge Trévidic constitue néanmoins une réelle avancée dans l’enquête, étant donné les liens entre le CTRI de Blida, où travaillait Tigha, et la Direction du renseignement et de la sécurité (DRS) algérienne.

Selon nos informations, Abdelkader Tigha devrait être entendu une deuxième fois, dans les semaines qui viennent, afin de préciser certains aspects de son témoignage .

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