[scald=111975:sdl_editor_representation]par Oleg Vukmanovic et Henning Gloystein

ABERDEEN/LONDRES (Reuters) - Total a annoncé jeudi avoir envoyé une équipe de spécialistes des situations de crise vers sa plate-forme d'Elgin, en mer du Nord, afin d'examiner la fuite de gaz qu'il doit tenter d'arrêter.

Des conditions météorologiques défavorables avaient jusqu'à présent empêché Total de faire décoller un hélicoptère.

"Total confirme qu'un hélicoptère a décollé d'Aberdeen à 10h30 (09h30 GMT) aujourd'hui avec pour objectif d'atterrir sur la plate-forme d'exploitation d'Elgin afin de permettre à une équipe spécialisée d'effectuer une mission de reconnaissance de la plate-forme de puits d'Elgin ainsi que du puits G4, si les conditions de sécurité le permettent", a déclaré un porte-parole du groupe, ajoutant que l'équipe procèderait "avec une extrême prudence".

Le succès des opérations entreprises au cours des prochains jours dépendra entre autres de l'évolution des conditions météorologiques.

Les prévisions en ce domaine au Royaume-Uni indiquent pour la région d'Aberdeen un temps nuageux avec la possibilité de pluies fines ce jeudi tandis que le vent devrait rester faible.

MetOffice, le service météorologique britannique, ne prévoit pas de dégradation marquée pour vendredi.

Total a expliqué en début de semaine que la mission de reconnaissance visait à déterminer s'il était possible de mettre fin à la fuite en injectant de la boue dans le puits et si d'autres mesures étaient nécessaires.

Le groupe évalue à 2,5 millions de dollars (deux millions d'euros environ) le coût quotidien de la fuite.

Une autre option étudiée en parallèle consisterait à creuser deux puits de dérivation jusqu'à la poche de gaz à l'origine de la fuite, à 4.000 mètres sous les fonds marins, ce qui pourrait prendre six mois.

Le forage des puits de dérivation porterait la facture quotidienne globale à 3 millions de dollars, selon le groupe.

L'équipe de huit personnes dépêchée sur le site jeudi rassemble des salariés de Total et des techniciens de la société américaine Wild Well Control, spécialisée dans les situations critiques sur les installations pétrolières et gazières.

La fuite, qui a démarré le 25 mars, envoie chaque jour dans l'atmosphère quelque 200.000 mètres cubes de gaz naturel. Elle est apparue à la suite d'une augmentation de la pression dans un puits dont la production avait été arrêtée en 2011 et qui avait été partiellement bouché.

Deux bateaux de lutte anti-incendie restent en attente à l'extérieur de la zone d'exclusion de deux milles (3,7 kilomètres) autour de la plate-forme, a précisé Total.

Natalie Huet et Marc Angrand pour le service français

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