[scald=109603:sdl_editor_representation]par Oleg Vukmanovic et Muriel Boselli

LONDRES/PARIS (Reuters) - Total a envoyé deux navires de lutte contre les incendies à proximité de sa plate-forme d'Elgin, au large de l'Ecosse en mer du Nord, où une fuite de gaz naturel depuis dimanche fait craindre une explosion.

Total a dit jeudi avoir identifié l'origine précise de la fuite, une étape indispensable avant de procéder aux réparations.

Mais la poche de gaz qui fuit se situe à 4.000 mètres de profondeur sous les fonds marins, ce qui pourrait compliquer la tâche. Des ingénieurs ont indiqué qu'il pourrait être nécessaire de creuser un puits de secours, ce qui prendrait des mois.

"La fuite provient d'un puits (de gaz) qui a été connecté il y a un an, et d'une formation rocheuse à environ 4.000 mètres de profondeur", a déclaré une porte-parole de Total à Aberdeen, en Ecosse.

Une torchère, nécessaire pour purger le gaz en excès et éviter une trop grande pression sur la plate-forme, continue à brûler à moins de 100 mètres du lieu de l'accident, et les ingénieurs estiment qu'un risque d'explosion ne peut pas être écarté si les vents ou les conditions météo changent.

"Le vent pousse le nuage de gaz dans la direction opposée (à la plate-forme). Ces circonstances sont, à l'heure où je vous parle, favorables", indique le directeur de la communication de Total Jacques-Emmanuel Saulnier, sur le site internet du groupe.

"Cette fuite ne vient pas d'un réservoir exploité par Total mais d'une poche naturelle située au-dessus de l'un d'entre eux", explique-t-il. Mais il ajoute : "Un nuage de gaz présente toujours un risque d'inflammation."

Total maintient deux navires anti-incendie prêts à intervenir. Ils sont stationnés juste à l'extérieur de la zone d'exclusion de deux milles nautiques établie autour de la fuite de gaz.

Le groupe a aussi envoyé un navire-robot, pas encore déployé, pour explorer les fonds marins, a précisé la porte-parole de Total. Le groupe examine encore les possibilités dont il dispose pour effectuer les réparations.

"Nous sommes toujours dans une phase d'évaluation des solutions", a dit un porte-parole à Paris.

Les ingénieurs mobilisés par Total ne peuvent pas se rendre sur zone, en raison des volutes de gaz toxiques et potentiellement explosives.

Dominique Rodriguez pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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