[scald=19213:sdl_editor_representation]par Gilles Le Roc'h

MONT DES ALOUETTES, Vendée (Reuters) - Le champion de Belgique Philippe Gilbert a fait honneur samedi à son statut de grand favori de la première étape du Tour de France en s'imposant en puncheur au sommet du Mont des Alouettes devant l'Australien Cadel Evans et le champion du monde Thor Hushovd.

Il s'agit d'une première à plus d'un titre pour le numéro un mondial, qui n'avait jamais gagné une étape du Tour ni jamais porté le maillot jaune. Le coureur de l'équipe Omega-Pharma Lotto a franchi la ligne avec trois secondes d'avance sur Evans et six sur Hushovd.

S'il a bénéficié du travail de tous ses équipiers, s'il a su faire preuve d'autorité pour maîtriser l'attaque de Fabian Cancellara dans le dernier kilomètre, Philippe Gilbert a sans doute aussi profité de la chute ayant scindé le peloton à neuf kilomètres de l'arrivée, un équipier d'Alexandre Vinokourov (Astana) ayant heurté une spectatrice avant de chuter et d'entraîner avec lui une dizaine de coureurs.

Parmi les coureurs piégés et contraints de mettre pied à terre, Alberto Contador (Saxo Bank) a perdu beaucoup de temps sur le premier groupe emmené à vive allure par les équipes BMC, celle de Cadel Evans, et RadioShack. Le retard de l'Espagnol, triple vainqueur du Tour, était de 1'20" à l'arrivée.

Andy Schleck et Bradley Wiggins, autres favoris de cette Grande Boucle, ont eux aussi été ralentis par une chute mais celle-ci étant intervenue dans les trois derniers kilomètres, ils sont quant à eux classés dans le temps du premier peloton.

Dans l'ascension finale, Philippe Gilbert a fait preuve d'un grand sang-froid pour résister à l'attaque d'Alexandre Vinokourov (Astana) puis à celle plus violente de Cancellara, qu'il a repris à 500 mètres de la ligne d'arrivée avant de poursuivre son effort et de l'emporter.

"Voilà, j'ai atteint mes objectifs, gagner l'étape et endosser le maillot jaune", a simplement réagi le champion de Belgique. "Je dédie cette victoire à l'équipe, à ma femme qui a 22 ans aujourd'hui. Je savais que Cancellara allait attaquer à cet endroit précis et je savais qu'il ne tiendrait pas jusqu'en haut."

Gilles Le Roc'h, édité par Bertrand Boucey

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