[scald=23367:sdl_editor_representation]par Gilles Le Roc'h

PLATEAU DE BEILLE, Ariège (Reuters) - Le Belge Jelle Vanendert s'est imposé en solitaire dans la 14e étape du Tour de France au cours de laquelle tous les favoris se sont neutralisés.

Ce statu quo a fait le bonheur de Thomas Voeckler qui a conservé le maillot jaune.

Le Français a franchi la ligne le poing serré dans le sillage de tous les grands favoris après 168,5 km de course et six ascensions classées entre Saint-Gaudens et la station de ski de fond du Plateau de Beille, dans les Pyrénées ariégeoises.

Thomas Voeckler a ainsi rajeuni de sept ans quand au terme d'une lutte acharnée il s'était donné le droit de quitter les Pyrénées pour filer vers les Alpes avec le maillot jaune sur le dos.

D'un point de vue comptable, le scénario est identique mais cette fois, pour conserver son bien, pour ne rien lâcher de son avantage acquis dans l'étape de Saint-Flour, il y a six jours, le coureur de l'équipe Europcar s'est montré l'égal des plus forts.

L'étape s'était lancée avec une échappée de 24 coureurs. Le Français Sandy Casar fut le dernier rescapé, repris à 6,4 kilomètres de l'arrivée par son ancien équipier de la FDJ, Jelle Vanendert, aujourd'hui lieutenant de Philippe Gilbert.

CONTADOR EN RETARD

Pour offrir sa troisième victoire à l'équipe Omega Pharma-Lotto, le Belge, qui dispute son premier Tour de France, a certes profité de la forme qui lui avait déjà permis, il y a deux jours, de finir deuxième de la 12e étape à Luz-Ardiden.

Il a également bénéficié de la non-course des favoris qui se sont neutralisés dans l'ascension finale.

Alberto Contador, que l'on attendait à l'offensive s'est finalement contenté de défendre, de suivre les quatre attaques d'Andy Schleck qui, chaque fois, a coupé son effort en constatant qu'il ne faisait pas la différence.

"Je continue de récupérer mais je ne suis pas encore assez bien pour courir différemment. Ce n'est pas la manière que j'aime mais je ne pouvais faire mieux. Il me reste à reprendre du temps dans les Alpes", a dit l'Espagnol.

Derrière Jelle Vanendert et l'Espagnol Samuel Sanchez, deuxième à 21 secondes, Andy Schleck, grâce à une ultime accélération, a pris la troisième place juste devant le groupe maillot jaune réduit à dix coureurs.

Ivan Basso a lui aussi porté une attaque dans le final mais c'est Thomas Voeckler qui a semblé le plus fort avec l'aide, pour finir, de son équipier Pierre Rolland.

Le Français émerge de cette partie du Tour avec une cote à la hausse dans la course au podium final grâce à une avance de une minute et 49 secondes sur Frank Schleck, 2'06 sur Cadel Evans, 2'15 sur Andy Schleck et 4' sur Alberto Contador.

"Voeckler est dans une forme qu'on ne lui connaissait pas", a reconnu Andy Schleck. "Peut-être qu'on peut l'inclure dans le groupe de ceux capables de gagner le Tour mais les Alpes, c'est différent."

Edité par Jean-Paul Couret

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