La région Paca a décidé jeudi de rompre les négociations avec la SNCF et de mettre en concurrence son réseau de transports express régionaux.

Les régions subventionnent le plus SNCF Réseau, notamment pour la gestion des TER
Les régions subventionnent le plus SNCF Réseau, notamment pour la gestion des TER © AFP / CHARLY TRIBALLEAU

La région Paca a annoncé jeudi sa décision de rompre les négociations avec la SNCF pour la reconduction de la convention régissant le réseau des transports express régionaux (TER). Une décision qui marque la volonté de Christian Estrosi, le président de la région d'accélérer l'ouverture à la concurrence.

En conférence de presse, Christian Estrosi a exhorté l'État a accélérer l'ouverture à la concurrence. Le président de la région Paca prévoit d'engager cette ouverture dès 2019 et souhaite faire de sa région une "région pilote" en la matière.

Les régions versent la plus forte part des subventions à SNCF Réseau

A l'image de la région Paca, le monopole de la SNCF est observé de très près par les régions, qui fournissent la plus grande part des subventions versées à SNCF Réseau. Les régions et les départements fournissent ainsi 40,6% et 6,3% de ces subventions, contre 12,5% pour l'État, 22,3% pour l'AFTIF, l'Autorité de financement des infrastructures de transport de France, 6,5% pour les communes, 3,9% pour l'Union européenne.

Selon le compte des transports de la nation de 2015, les Régions ont versé 2,9 milliards d'euros à destination des TER. Une somme critiquée par Christian Estrosi, qui juge le train "pas toujours adapté" et s'intéresse aussi aux "cars régionaux" et aux "bus à haut niveau de service".

Les subventions versées à SNCF Réseau sont d'autant plus importantes qu'elles ne vont désormais plus suffire : ce même jour, Alain Vidalies a annoncé que SNCF Réseau ne financerait plus la "construction de nouvelles lignes". Le secrétaire d'État aux Transports a précisé, lors de son audition par la Commission de l'aménagement du territoire, au Sénat, que la dette abyssale de SNCF Réseau - de plus de 44 milliards d'euros - empêche de prévoir de nouveaux investissements, en raison du plafond instauré dans la réforme ferroviaire d'août 2014.

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