C'était une promesse de François Hollande, elle prend forme aujourd'hui. Le débat sur la transition énergétique française est lancé. Il doit permettre de définir quels seront les besoins de notre pays en 2025 et comment y répondre. La ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, s'attend à des débats houleux mais elle souhaite que toutes les options soient étudiées.Parmi les sujets abordés, il y aura évidemment la question de l'exploitation des gaz de schiste, pour le moment interdite en France. La part du nucléaire dans la production d'électricité tiendra aussi une place essentielle. François Hollande s'est engagé à la réduire de 75% à 50% en 2025 et à fermer la centrale nucléaire de Fessenheim d'ici fin 2016. Il s'agira aussi de définir des moyens d'action pour développer les énergies renouvelables et limiter les déperditions (notamment grâce à l'isolation des logements). Enfin, les émissions de gaz à effet de serre doivent divisées par quatre ou cinq d'ici 2050.

Le débat est donc ouvert à tout et à tous, Nathalie Fontrel

Le débat doit durer plusieurs mois. Il est conduit par un comité de pilotage, composé de sept membres. Parmi eux, la ministre Delphine Batho, le climatologue Jean Jouzel, le militant Bruno Rebelle et Anne Lauvergeon, ancienne patronne d'Areva. Ensemble, ils renconteront régulièrement les 112 membres du conseil national du débat (représentants de l'Etat, des employeurs, des syndicats, d'ONG et d'associations, d'élus locaux et de parlementaires). Les discussions se tiennent dans un premier temps au sein du ministère de l'Ecologie à Paris mais elles se pousuivront ensuite dans plusieurs villes de province à partir de février. Un projet de loi sera rédigé en juillet.Plusieurs associations, dont Greenpeace France et les Amis de la Terre, ont refusé de participer. Elles estiment que les conditions d'un débat sur une "réelle transition énergétique" ne sont pas réunies et doutent que les conclusions rendues aboutissent à une politique efficace en la matière. Ils dénoncent également la présence d'Anne Lauvergeon dans le comité de pilotage du débat.La facture énergétique s'élève à 61 milliards d'euros par an en France. Une somme qui augmente chaque année avec l'augmentation du prix des énergies fossiles et qui alourdit le déficit de la balance commerciale.

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