[scald=73949:sdl_editor_representation]BOURG-EN-BRESSE, Ain (Reuters) - L'avocat général a requis mercredi 30 ans de prison avec sûreté contre Stéphane Moitoiret, jugé pour le meurtre du petit Valentin, 10 ans, en juillet 2008.

Jean-Paul Gandolière a également réclamé devant la cour d'assises de l'Ain, à Bourg-en-Bresse, 16 à 18 ans avec sûreté contre sa compagne, Noëlla Hego, poursuivie pour complicité.

Le magistrat a estimé dans son réquisitoire que Stéphane Moitoiret méritait la perpétuité mais qu'il demandait 30 ans de prison pour tenir compte de son état mental.

La sûreté prévoirait qu'après avoir purgé leur peine, les accusés subiraient un nouvel examen pour déterminer s'ils sont toujours dangereux, a-t-il précisé.

Les experts psychiatriques se sont opposés lors de l'audience sur la responsabilité pénale des accusés.

Quatre se sont prononcés en faveur d'une "abolition" du discernement au moment des faits, mais six ont tranché pour une "altération" du discernement, permettant ainsi à la justice d'engager les poursuites.

Valentin Crémault avait succombé dans la nuit du 28 au 29 juillet 2008 à 44 coups de couteau portés alors qu'il faisait du vélo dans les rues du village de Lagnieu (Ain).

Des gouttes de sang retrouvées le long de la rue principale du village, les enregistrements de vidéosurveillance, ainsi que la présence d'un couple de marginaux dans le secteur, avaient amené le 3 août, les gendarmes, à interpeller au Cheylard (Ardèche) un couple de marginaux : Stéphane Moitoiret et Noëlla Hego.

Confondu par son ADN, retrouvé sur la victime, Stéphane Moitoiret avait tenu aux enquêteurs des propos confus, faisant état d'une "mission divine" et disant être soumis à sa compagne qu'il appelait "Sa Majesté".

L'accusé a affirmé que s'il a peut-être tué "Valentin", c'est après avoir été "téléguidé" ou "manipulé", ce qui ne lui a pas permis de s'en rendre compte.

Catherine Lagrange, édité par Gérard Bon

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