Pour ceux qui cherchent à faire de cette année 2012 non pas une année politique mais une année poétique,

pour ceux qui se lassent, comme Philippe Sollers, de nos jérémiades en triple A, je publie ici une page extraite des Poésies Complètes de Tristan Tzara© Flammarion (page 637). Ce poème fait partie de L'Antitête et on y retrouve un personnage récurrent de Tzara, Monsieur Aa. Tristan Tzara, rappellons-le, a participé en 1916 à la création du Café Voltaire, où ont eu lieu les premiers rendez-vous Dada. Proche de Picabia ou Breton, Tzara est mort en 1963.__

Lecteur, laisse toi dérouter, amuse-toi, n'y comprends rien, comprends, fouille et farfouille dans la folie Tzara, comme dirait Guillaume Gallienne sur France Inter, ça peut pas faire de mal.

Monsieur Aa soumis à la taxe

Car elle est parallèle et tourne dit le photographe aussitôt que les promesses botanique ont supporté les je me tue et infâme tu m'as trahi car il a toujours réglé pour mon compte et mon cerveau le repas humide et l'heure inodore du départ mais nous n'étions qu'un organe étrange appelé bleu bleu et la tour d'affiches blanche comme l'autruche s'enveloppais de coussins aériens ce n'était plus un secret qu'elle couchait avec une femme grasse à double caisse avec inscription verrerie et deux minarets dit-il comme la pendule et le règlement à double caisse dit-il avalant la doublure de ce grand oiseau comment s'appelle-t-il dit-il hôpital de nos nuits mais voilà au bout des couleurs il a vu notre seigneur et tout d'un coup le jardin zoologique s'introduisit par contrebande dans le bulletin de la bourse sans payer les contributions au consolateur.

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