La situation économique de l'Espagne a commencé à se dégrader en 2008, après plusieurs années d'euphorie nourrie par le bâtiment. Depuis, le marasme s'approfondit.

Quand l'immobilier plonge...

Le prix moyen du mètre carré a été multiplié par près de trois en 10 ans. Une hausse de 188% de 1997 à 2007, selon les chiffres du ministère espagnol du Logement. Le secteur de la construction, nourri par une frénésie spéculative, tirait alors tout l'économie. La croissance s'appuyait en fait sur le crédit privé : en 2006, la dette des ménages Espagnols atteignait 85% du PIB.

La débâcle a commencé quand les impayés ont dépassé 5%. Les ventes d'appartements ont fortement ralenti (-25% entre l'été 2007 et l'été 2008), les promoteurs ont souvent préféré arrêter les travaux. Aujourd'hui les témoignages de cette bulle prennent la forme de chantiers inachevés et d'immeubles vides.

Les années chômage

Au mois d'août, le taux de chômage espagnol atteingnait 18,5%, soit 4,13 millions de personnes. Le pays a déjà connu un chômage à 23,9 % en 1994, suite à la précédente récession. Comme souvent, les jeunes actifs, ceux de moins de 25 ans, sont particulièrement exclus du marché du travail.

Beaucoup ont été actifs dans le mouvement des indignés. Ce n'est pas un hasard : les chiffres d'Eurostat montrent que cette génération d'Espagnols connaît la pire situation en Europe.

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