C’est une guerre secrète au sein de la droite. Après son élection à l’élection présidentielle, en mai 95, Jacques Chirac donne des consignes pour que les commissions versées aux intermédiaires balladuriens soient officiellement stoppées. En réalité, le camp Chirac lorgne, à son tour, sur l’argent noir de l’Arabie Saoudite. Tout comme Ziad Takieddine, El-Assir est menacé pour décrocher du contrat Sawari II, et abandonner une procédure d’arbitrage international.

En juillet 1996, le nouveau gouvernement français de Jacques Chirac a effectivement décidé d’ordonner l’arrêt du paiement de ces commissions.

Avec Sheikh Ali Ben Moussalem, nous avons décidé de contester ceci en déclenchant le processus d’arbitrage convenu dans les contrats.

A ce moment-là, aussi bien moi-même que Ziad Takieddine, Maître Hans Ulrich Ming [leur avocat suisse] et sa secrétaire, avons subi diverses pressions. Pour ma part, quelqu’un a tiré trois balles dans la salle de bains de mon chalet à Gstaad, sauf erreur, à l’automne 1996. J’ai ensuite reçu des coups de téléphones anonymes sur mon portable et sur la ligne directe de la maison me menaçant de me réserver les trois prochaines balles, pour ma tête et mes enfants, si je ne renonçais pas à l’arbitrage. (…) Cela ne m’a pas conduit à renoncer à l’arbitrage. Je me suis, au contraire, obstiné.

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