L'importante gare de triage de Noisy-le-Sec avait été la cible d'un bombardement allié massif en 1944
L'importante gare de triage de Noisy-le-Sec avait été la cible d'un bombardement allié massif en 1944 © MaxPPP

Les démineurs mobilisés dimanche sur un chantier de la SNCF en Seine-Saint-Denis, pour traiter des engins explosifs de la seconde Guerre mondiale, ont neutralisé deux bombes et en ont fait sauter une troisième. 8.000 habitants avaient été évacués.

Quasiment toute une ville avait été évacuée au petit matin pour l’occasion : dimanche, les démineurs dépêchés sur un chantier SNCF à Noisy le Sec, en Seine-Saint-Denis, ont finalement neutralisé deux bombes et en ont fait sauter une troisième.

Reprise de la circulation ferroviaire

Le périmètre de sécurité mis en place autour du chantier a immédiatement été levé après la destruction de la troisième bombe permettant la reprise du trafic routier et ferroviaire. En fin d'après-midi, les habitants commençaient à regagner leur domicile. La troisième et dernière bombe du chantier de la SNCF à proximité de la gare de triage de Noisy-le-Sec a été détruite sur place, après qu'un bruit sourd d'explosion a retenti dans la ville.

Cette cible en mauvais état, identique aux deux premières - des bombes anglaises de 1.000 livres pourvues de charges explosives de 280 kg - est "très détériorée et ne peut pas être transportée" en raison de son instabilité, a indiqué la préfecture. Avant la mise à feu, la bombe, intransportable, avait été ensevelie sous un dôme de plus de 1.000 tonnes de sable pour contenir l'effet de souffle. La circulation ferroviaire devrait rapidement reprendre après une inspection des voies qui pourraient avoir été endommagées par l'explosion, a expliqué une responsable de la SNCF.

8.000 personnes évacuées, la zone interdite de survol

Un périmètre de sécurité de 700 m correspondant à la zone de projection d'éclat, sur les communes de Noisy-le-Sec et Bobigny, a été totalement vidé de quelques 8.000 habitants dimanche matin. 400 policiers ont été mobilisés pour évacuer une à une les habitations du périmètre de sécurité à partir de 06h et les 850 derniers habitants restés sur place avant 08h45.

Le centre de triage bombardé avant le Débarquement

Durant l'opération, le trafic a été suspendu sur la ligne 5 du métro parisien entre Bobigny Pablo Picasso et Église de Pantin, tout comme sur le tramway ligne 1 entre Bobigny Pablo Picasso et la gare de Noisy-le-Sec, ainsi que la circulation automobile sur un tronçon de la nationale 3. La circulation fluviale sur le canal de l'Ourcq et ses berges ont été interrompues. La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) avait également interdit le survol de la zone. L'importante gare de triage de Noisy-le-Sec avait été la cible d'un bombardement allié massif en 1944 en préparation du Débarquement.

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