ROUEN (Reuters) - Les administrateurs judiciaires mandatés par le tribunal de commerce ont repoussé au 5 avril la date limite de dépôt des offres de reprise de la raffinerie française de Petroplus, initialement fixée au 15 mars, annonce vendredi la direction de Petroplus Raffinage Petit-Couronne (PRPC).

Arrêtée depuis plus de deux mois, la raffinerie de Petit-Couronne, en Seine-Maritime, a été placée en règlement judiciaire après le dépôt de bilan du groupe suisse Petroplus.

L'investisseur suisse Gary Klesch a fait une offre pour la reprise de la plus ancienne raffinerie de France et de 410 de ses 550 salariés. Il propose d'investir 160 millions d'euros sur cinq ans mais le dossier d'intention qu'il a déposé nécessite des précisions financières et techniques.

"Le délai supplémentaire a (...) pour vocation de donner le temps nécessaire à certains des investisseurs intéressés, dont le groupe Klesch, de finaliser leur étude pour aboutir à une offre recevable conforme aux exigences légales", écrit la direction de PRPC dans un communiqué.

Outre le dossier d'intention émanant du groupe Klesch, les administrateurs judiciaires ont "reçu des marques d'intérêt de la part de plusieurs sociétés", d'après la direction de PRPC, contredisant Gary Klesch qui disait être seule.

Elle précise que, suite à l'accord passé avec Shell, l'activité de la raffinerie de Petit-Couronne devrait redémarrer vers la deuxième quinzaine du mois de mai.

Nicolas Sarkozy avait annoncé le 24 février dernier la signature d'un accord avec Shell pour redémarrer temporairement cette raffinerie. Cet accord devrait donner du travail pendant six mois aux 550 salariés de la raffinerie, mais une solution définitive reste encore à trouver.

Marc Parrad, avec Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

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