Bernard Grollier, édité par Patrick Vignal

SAINT-DENIS DE LA REUNION (Reuters) - Les violences urbaines qui ont touché La Réunion dans la nuit de jeudi à vendredi ont fait 9 blessés dans les rangs des forces de l'ordre, indique vendredi la préfecture de l'île.

Soixante-dix-sept émeutiers ont été interpellés et 51 placés en garde à vue lors d'une troisième nuit de violences, ajoute-t-elle.

Un gendarme a été notamment blessé au visage par un jet de cocktail Molotov à Saint-Benoît (Est).

"Les forces de l'ordre ont observé une radicalisation de la violence à leur égard", note la préfecture.

Une vingtaine de bâtiments publics et de commerces ont fait l'objet de dégradations et 8 véhicules ont été incendiés, sur une dizaine de communes. Mais la situation a été beaucoup plus calme que les deux nuits précédentes à Saint-Denis et au Port, où avaient commencé les violences mardi soir.

Appuyés par un hélicoptère de la gendarmerie, 460 policiers et gendarmes ont été engagés dans la nuit sur le théâtre des affrontements sporadiques.

Un premier escadron de gendarmes mobiles est arrivé en renfort de métropole jeudi et sera suivi par un deuxième vendredi. Quatre émeutiers ont été condamnés jeudi à des peines de prison ferme et deux ont été placés en détention provisoire.

Vendredi matin, le calme est revenu sur la Réunion. Les incidents éclatent depuis mardi soir à la tombée de la nuit, en commençant par des feux de poubelles barrant les rues.

Une table ronde était organisée vendredi après-midi par la préfecture, afin de confronter diverses revendications et propositions visant à une baisse des prix de l'essence et des produits de première nécessité.

Les explications de David Ponchelet, rédacteur en chef de Réunion Première à Saint Denis

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