Hamadi Jebali, premier ministre tunisien
Hamadi Jebali, premier ministre tunisien © MaxPPP

Cinq jours après l'assassinat de l'opposant Chokri Belaïd, la Tunisie s'enfonce toujours plus dans la crise politique. Des centaines de Tunisien ont manifesté aujourd'hui devant l'Assemblée nationale constituante (ANC) pour réclamer la démission du gouvernement. On pouvait entendre des slogans tels que "démission, démission" et "le peuple veut la chute du régime".

Besma Khalfaoui, la veuve de Chokri Belaïd était là, pour demander elle aussi le départ de l'équipe gouvernementale :

Ce gouvernement doit démissionner aujourd'hui, pas demain ou après-demain. Quand un gouvernement échoue il doit prendre ses responsabilités.

Finalement, ils restent...

Le parti laïc du président Moncef Marzouki a finalement décidé de maintenir son alliance avec les islamistes d'Ennahda, et a donc rejeté le gouvernement de technocrates proposé par le Premier ministre islamiste Hamadi Jebali contre la volonté de son parti. "Nous avons décidé de geler notre décision de retirer nos ministres du gouvernement mais si dans une semaine nous ne voyons aucun changement, nous quitterons le gouvernement définitivement", a déclaré le chef du Congrès pour la République (CPR), Mohamed Abbou.

Les explications de Christian Chesnot sur la décision du président.

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