Manifestation des partisans d'Ennahda à Tunis
Manifestation des partisans d'Ennahda à Tunis © REUTERS/Louafi Larbi

Une semaine après les funérailles de l'opposant Chokri Belaïd, assassiné le 6 février, qui avaient réuni des dizaines de milliers de personne criant des slogans anti-islamistes, ils étaient seulement 15.000 partisans du parti islamiste Ennahda au pouvoir, à manifester aujourd’hui dans le centre de Tunis pour défendre le droit de leur mouvement à diriger le pays.

Ce rassemblement intervient alors qu'Ennahda rejette toujours la formation d’un gouvernement de techniciens, proposée par Hamadi Jebali.

Aux cris de "Dieu est le plus grand" et "le peuple veut Ennahda de nouveau" les manifestants ont manifesté en brandissant des étendards d'Ennahda, des drapeaux nationaux et quelques bannières noires de la mouvance salafiste. Les manifestants dénoncent aussi les médias et la France, qui est régulièrement accusée d'ingérence.

Le reportage à Tunis de Thibault Cavailles

Les manifestants étaient venus des quatre coins du pays à bord de bus spécialement affrétés pour l'occasion.

Rached Ghannouchi, le chef d'Ennahrda, s'est exprimé à la fin de la manifestation. Selon lui, le parti "ne cèdera jamais le pouvoir tant qu'il bénéficie de la confiance du peuple et de la légitimité des urnes". Il n'a pas hésité à qualifier la proposition du numéro deux de son mouvement de mettre en place un gouvernement de techniciens de "coup d'Etat contre le gouvernement élu".

Le meurtre de Chokri Belaïd a provoqué une nouvelle flambée de violences et aggravé la crise politique, ce qui a poussé Hamadi Jebali, numéro deux d'Ennahda, à proposer un gouvernement apolitique.

Ennahda est tiraillé entre une frange radicale, représentée par Rached Ghannouchi, et une plus modérée avec Hamadi Jebali à sa tête.

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