Twitter est assigné en justice par des associations anti-racistes. La Licra, le Mrap ou encore l'Union des Etudiants juifs de France demandent au site de micro-blogging d'agir pour empêcher la prolifération de messages racistes et antisémites.

Les associations demandent notamment à Twitter de transmettre les données en sa possession sur les auteurs de messages litigieux. L'audience en référé a lieu ce matin au tribunal de grande instance de Paris.

Tout avait commencé en octobre, avec des messages haineux regroupés sous les mots clés (ou "hashtag") : "Un bon juif". Ca donnait des phrases du style : "Un bon juif ... est un juif mort", "Si ma fille ramène un noir", "Si mon fils est gay", et le dernier en date, "si j'étais nazi"... Voilà quelques exemples de hashtags, ces mots-clés signalés par un dièse, qui fleurissent sur twitter ces derniers mois. Un début de phrase à compléter qui ouvre la voie à tous les débordements.

Peut-on tout écrire sur twitter ?

L'UEJF, rejointe par la Licra, SOS racisme et le Mrap, demandent deux choses à la justice : la mise en place d'un système de signalement des tweets racistes par les internautes, la communication des données informatiques des auteurs de ces propos, afin de pouvoir les identifier. Des demandes que Twitter refuse catégoriquement, en s'abritant derrière la loi américaine, très libérale en termes de liberté d'expression.

Twitter avait accepté de retirer certains messages sous la pression des associations, mais refuse d'aller plus loin.

Faute d'avoir trouvé un terrain d'entente, c'est donc la justice qui devra trancher explique Jonathan Hayoun, le président de l'UEJF.

L'audience est en référé ce matin à la 17ème chambre du tribunal de grande instance de ParisLe jugement sera rendu la semaine prochaine.

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