L'UEJF, rejointe par Sos Racisme, la Licra et le Mrap, demande la communication des données des internautes auteurs de messages racistes ou antisémites sur twitter, ainsi que la mise en place d'un système de signalement des abus sur le site.

Depuis octobre dernier, des propos injurieux ont fleuri sur Twitter sous les hashtags "Un bon juif", "Si ma fille ramène un noir", "Si mon fils est gay" ou encore "Si j'étais nazi".

Devant la présidente de la 17ème chambre Anne-Marie Sauteraud, l'avocate de Twitter en France, Alexandra Néri, a développé des arguments strictements juridiques. Selon l'avocate, Twitter étant déja soumis au droit californien sur la conservation des données des internautes, la société ne peut répondre à une injonction de la justice française que si elle a le feu vert de la justice américaine (ce qui impliquerait une procédure complexe dite d'"exequatur" aux Etats-Unis).Ecoutez Alexandra Néri

Face aux arguments du site américain, les avocats des quatre associations ont plaidé la responsabilité de la société, puisqu'elle émet ses messages sur le territoire français, et ne peut donc pas s'affranchir de la loi. Allant plus loin, Me Alexandre Braun, l'avocat de Sos Racisme, a reproché à Twitter d'être "l'artisan de la banalisation de la parole antisémite et raciste", en protégeant l'anonymat des utilisateurs de son site.Pour Me Stéphane Lilti, avocat de l'UEJF, Twitter cherche tout simplement à se défausser

Le tribunal rendra sa décision le 24 janvier à 14 heures.

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