[scald=223873:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - La droite, le Front national et le Parti communiste voient dans l'élimination au premier tour de la candidate socialiste lors d'une élection législative partielle un désaveu de la politique gouvernementale.

Sylvie Houssin est arrivée troisième dimanche dans la deuxième circonscription de l'Oise, derrière le député sortant Jean-François Mancel (UMP) et une candidate FN, à l'issue d'un scrutin marqué par une forte abstention.

Le Parti socialiste a appelé les électeurs à voter pour l'UMP au second tour pour faire échec au FN. "Il n'y a pas d'ambiguïté au Parti socialiste, il n'y a pas d'ambiguïté à gauche, il faut voter pour le candidat de l'UMP", a dit lundi la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine sur i> TÉLÉ.

Pour l'ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin, "il y a une rupture de confiance évidente entre le gouvernement et l'électorat". "C'est le retour du syndrome Jospin", a-t-il ajouté sur France 2, l'électorat de gauche, insatisfait, s'étant selon lui abstenu.

Le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Christian Jacob, a estimé sur Europe 1, que "ce scrutin est révélateur d'un président de la République qui s'effondre, d'un Parti socialiste complètement démonétisé et d'un gouvernement déboussolé."

Même analyse au Parti communiste, dont le secrétaire national, Pierre Laurent, a jugé que "ce résultat est la sanction de la politique gouvernementale".

"Les gens qui ont voulu le changement au printemps dernier ne se reconnaissent pas dans la politique gouvernementale et voila à quoi ça conduit", a-t-il ajouté sur Canal+.

Pour Marion Maréchal-Le Pen, députée Front national, "c'est un beau succès".

"C'est plutôt prometteur et assez révélateur de la sanction du Parti socialiste", a-t-elle estimé sur RMC et BFM TV.

Marisol Touraine a rejeté ces conclusions. "C'est une élection partielle", a-t-elle déclaré. "Nous sommes engagés au gouvernement dans un travail difficile, de longue haleine."

Marion Maréchal-Le Pen a ironisé sur l'appel des socialistes à voter pour l'UMP, "ce qui prouve que leur clivage est largement factice".

Jean-Baptiste Vey, édité par Patrick Vignal

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