En guise de dixième anniversaire, l’UMP s’offre une guerre des chefs. L’ancien Premier ministre François Fillon et l’actuel secrétaire général du parti, Jean-François Copé revendiquent chacun la victoire pour la présidence du parti.

Pour ce premier scrutin interne de l’histoire du parti, l’incertitude et la confusion planent depuis dimanche soir. Seule certitude : le résultat est serré. Très serré même, alors que les sondages donnaient François Fillon favori de l’élection.

Mais pour le politologue Pascal Perrineau, cela ne signie pas forcément une scission de l'UMP

Les deux candidats et leurs partisans sont depuis dans l’attente de résultats définitifs, qui doivent être proclamés par la Comission d’organisation et de contrôle des opération électorales, la CoCoe de son petit nom. Mais François Fillon comme Jean-François Copé multiplient depuis les déclarations pour affirmer leur victoire. Les deux camps s’accusent aussi l’un et l’autre de bourrage des urnes et fraudes électorales en tout genre. C'est le cas dans le Gard et les Bouches-du-Rhône, par exemple, selon l'équipe de François Fillon. _Pour le maire de Bordeaux, Alain Juppé, « c’est l’existence même de l’UMP qui est en cause »_
De son côté, le président de l'Assemblée Bernard Accoyer a proposé d'instaurer un collège président par un "sage". L'idée d'un nouveau vote est également évoquée. La commission chargée de recompter les votes des militants a interrompu ses travaux dans la nuit avant de les reprendre ce matin, vers 10 heures. _Le point à la mi-journée, au siège de l'UMP avec Nassez Madji_
L'équipe de François Fillon affirme avec 224 voix d'avance .
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