MARSEILLE (Reuters) - Le trafic était fortement perturbé vendredi sur le réseau SNCF dans la région de Marseille à la suite de l'agression d'un contrôleur dans un train assurant la liaison entre Marseille et Toulon, a-t-on appris auprès de la direction de la SNCF.

Le contrôleur a reçu plusieurs coups de poing et de pied de la part d'un usager auquel il avait demandé d'arrêter de fumer. Il a été admis aux urgences de l'hôpital de la Conception de Marseille pour des examens.

Les contrôleurs de la région ont décidé d'exercer leur droit de retrait en marque de protestation.

"Les agents de train de la région de Marseille ont fait valoir le droit de retrait. L'objectif d'une réunion sur la sûreté avec des décisions fortes est exigé", affirme le syndicat Sud Rail dans un communiqué.

La direction de la SNCF annonce de très fortes perturbations sur le réseau TER, notamment dans les secteurs de Marseille et de Toulon. Le trafic TGV au départ de Marseille restait assuré en début de matinée.

Le ministre des Transports, Thierry Mariani, a condamné l'agression tout en soulignant sur RTL que le droit de retrait ne devait s'exercer qu'"en cas de menace grave et imminente".

"Les contrôleurs, comme l'ensemble des agents de la SNCF, font un boulot difficile, il est totalement intolérable que l'on porte atteinte à leur intégrité physique. Donc j'attends d'avoir bien sûr les détails concernant l'état de cet agent de la SNCF et j'espère que son état n'est pas trop grave", a-t-il dit.

"Ceci dit, le droit de retrait, c'est en cas de menace grave et imminente. Si chaque fois qu'il y a un problème avec des usagers ou d'autres personnes et qu'il y a un droit de retrait du personnel de la SNCF, ce n'est absolument pas dans l'esprit du droit de retrait", a-t-il estimé.

"Il y a d'autres professions bien plus dangereuses. Excusez-moi, mais je pense par exemple à ce policier de Marseille qui est décédé hier à la suite de ses blessures. La police ne se met pas immédiatement en droit de retrait parce que l'un de ses collègues est victime de son devoir dans le cadre de son travail", a-t-il ajouté.

Jean-François Rosnoblet, édité par Sophie Louet

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