sombre souvenir
sombre souvenir © reuters
par Silvia Ognibene GIGLIO, Italie (Reuters) - Les survivants et les familles des 32 personnes, dont dix Français, décédées il y a un an dans le naufrage du Costa Concordia, sont retournés dimanche sur l'île du Giglio, au large duquel le navire a heurté un récif le 13 janvier 2012. Une plaque de bronze rendant hommage aux victimes été dévoilée lors d'une cérémonie au cours de laquelle une messe a été célébrée. Une minute de silence a également été respectée. Un ferry a transporté les survivants et les familles près de l'épave de 290 mètres de long qui repose toujours sur le flanc près de l'île. Les participants ont lancé des bouquets de fleurs en direction du navire. Le ferry a actionné à 32 reprises sa sirène en mémoire des morts. "Un an après, nous sommes toujours traumatisés", a déclaré Violette Moreau, une survivante française qui se trouvait avec dix membres de sa famille dans le restaurant du navire lorsque l'impact s'est produit. "Personne ne nous a dit ce qu'il fallait faire, nous avions peur de mourir, comme ceux qui ont effectivement perdu la vie, à cause de l'imprudence de quelqu'un d'autre", a-t-elle ajouté. Le commandant du bateau, Francesco Schettino, est accusé d'homicide, d'avoir provoqué un naufrage et d'avoir abandonné son navire qui transportait 4.000 passagers et membres d'équipage. Au moment des faits, Francesco Schettino effectuait l'"inchino", la "révérence", une manoeuvre destinée à saluer les habitants de l'île, mais effectuée selon l'accusation trop près du rivage. Le parquet italien a achevé son enquête et se prépare avant la fin du mois à assigner en justice le capitaine et jusqu'à huit autres personnes. Schettino risque 20 ans de prison. Le capitaine a rejeté une part des responsabilités sur la compagnie Costa Croisières, une filiale de Carnival, et affirme avoir évité d'autres morts en s'approchant encore plus près des côtes dès le début du naufrage, afin de faciliter les opérations de secours. Outre le commandant, le parquet a mis en cause le commandant en second, Ciro Ambrosio, et quatre autres officiers du paquebot, ainsi que trois responsables de la cellule de crise mise en place par Costa Croisières. Pascal Liétout pour le service français
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