par Tomasz Janowski et Linda Sieg

TOKYO (Reuters) - Le 11 mars 2011, à 14h46, le nord-est du Japon est frappé par un puissant séisme de magnitude 9. Il est suivi d'un tsunami dévastateur, qui emporte tout sur son passage et provoque la pire crise nucléaire depuis Tchernobyl en 1986.

La triple catastrophe a fait 16.000 morts, 3.300 disparus et laissé derrière elle un paysage de dévastation, des milliers de Japonais sans abri et une contamination de l'air, de l'eau et des aliments.

Pas de cérémonies mortuaires pour les disparus d'Ichonomaki par Frederic Charles

Un an après, malgré quelques progrès observés localement, les opérations de nettoyage de la zone autour de la centrale de Fukushima, exploitée par l'opérateur Tepco, s'éternisent et 326.000 personnes sont toujours privées de toit.

"Le gouvernement central a proposé différents plans mais ils ont été accueillis par une forte opposition de la part des gouvernements locaux et des personnes directement touchées par le tremblement de terre et le tsunami", a dit mercredi à Reuters le président de la Croix-Rouge japonaise, Tadateru Konoe.

"Sans accord sur un plan général de réhabilitation et de reconstruction, il est très difficile d'entamer la phase même de la reconstruction. Le plus important est de hâter ce processus (...) Aussi peut-on dire que nous avons perdu un an car il n'y a pas eu de consensus."

Dans la foulée du séisme, trois des réacteurs de la centrale de Fukushima sont entrés en fusion, déclenchant des explosions en série et diffusant dans l'atmosphère des matières radioactives qui se sont répandues dans l'est du Japon.

TESTS DE RÉSISTANCE

L'accident nucléaire a contraint le gouvernement nippon à reconsidérer l'utilisation du nucléaire et envisager le développement des énergies renouvelables comme l'énergie solaire.

Tokyo, qui se cherche toujours une politique énergétique viable, a renoncé à un projet prévoyant de porter d'ici 2030 la part du nucléaire à plus de 50%.

Critiqué pour sa gestion du désastre et ses revirements, le Premier ministre, Naoto Kan, a fini par démissionner en septembre.

Dans un entretien mi-février à Reuters, l'ancien chef du gouvernement indiquait que sa priorité était désormais de promouvoir les énergies renouvelables et n'émettait aucune critique à l'encontre de son successeur, Yoshihiko Noda.

Les détracteurs de ce dernier estiment qu'il ne souhaite pas réellement réduire le nucléaire au profit des énergies renouvelables.

Fin janvier, les experts de l'Agence internationale de l'énergie nucléaire (AIEA) ont validé le protocole des tests de résistance appliqués aux réacteurs nucléaires japonais.

Les premiers tests menés, sur la centrale d'Ohi dans la préfecture de Fukui (centre de la côte ouest), indiquent qu'elle serait en mesure de résister à un séisme de magnitude 9, comparable à celui du 11 mars 2011.

Marine Pennetier pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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