nathalie kosciusko-morizet candidate à la mairie de paris
nathalie kosciusko-morizet candidate à la mairie de paris © reuters

Soyons francs, la précédente élection au sein de l'UMP n'a pas laissé de très bon souvenir aux militants. Il faudra donc se rattraper lors de la primaire pour désigner le candidat à la mairie de Paris. Elle se déroulera du 31 mai au 3 juin, et coûtera trois euros à ceux qui voudront y voter.

Une primaire qui n'aura rien à voir, dans son déroulement, avec l'élection du président de l'UMP qui avait abouti à des semaines de guerre interne. Cette fois, ce ne sont pas les militants mais les électeurs parisiens au sens large qui pourront désigner leur candidat. Pour voter, il faudra être inscrit sur les listes électorales de la ville, mais aussi payer une participation de 3 euros (comme pour la primaire socialiste en 2011).

Les explications de Carine Bécard.

Les sympathisants pourront ensuite participer au vote électronique pour départager des candidats issus "de toutes les formations politiques de l'actuelle opposition municipale", explique la fédération UMP de Paris : UMP mais aussi UDI, libéraux, CNI, PCD, etc.

La charte pour ce vote a été adoptée à l'unanimité du bureau de la fédération parisienne.

Pour l'instant six candidats sont en lice presque tous issus de l'UMP : Nathalie Kosciusko-Morizet, Rachida Dati, Jean-François Legaret (maire du Ier et chef du groupe au Conseil de Paris), le conseiller de Paris Pierre-Yves Bournazel, le conseiller régional Franck Margain, et Douce de Franclieu, une inconnue de 53 ans.

Tous ne pourront pas prétendre à la plus haute fonction de la Mairie de Paris : il leur faudra 10 parrainages d'élus parisiens, issus de trois arrondissements différents, et 300 parrainages d'électeurs issus de cinq arrondissements. Date limite pour récolter tout ça : le 2 avril, à midi.

Un processus déjà contesté par trois candidats

Avec cette primaire, l'UMP espérait ainsi éviter tout psychodrame. C’est raté puisque le processus est déjà remis en cause par trois candidats sur les six. Dans un communiqué commun Pierre-Yves Bournazel, Rachida Dati et Jean François Legaret "regrettent la complexité, l'opacité et l'inéquité" du processus, qu'ils qualifient de "totalement fermé et même verrouillé, donc tout à fait contestable".

Pour Jean-François Legaret, il ne s'agit pas de "vraies" primaires ouvertes.

Parmis les points contestés : la préinscription obligatoire plusieurs semaines avant, le payement uniquement par carte bleue.

Pierre-Yves Bournazel est candidat et conseiller municipal UMP dans le 18ème arrondissement. Il est interrogé par Philippe Thomain

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