Cour du Musée Calvet, ce matin, Jack Ralite pleurait. Au micro de Joëlle Gayot, de France Culture, l'ancien ministre communiste et maire d'Aubervilliers évoquait, les larmes aux yeux, son ami Antoine Vitez. Il y avait beaucoup d'émotion à le regarder, à l'écouter évoquer cet homme "qui portait si haut la pensée, et qui savait aussi être dans le quotidien". Durant une heure, Jack ralite a évoqué l'engagement politique auprès du parti communiste de l'ancien secrétaire d'Aragon devenu l'une des figures de la mise en scène. A la question de la productrice, "Vitez se serait-il soucié des intermittents?", Ralite s'est ressaisi, sûr de lui :"Bien sûr! Il n'a jamais laissé passer le moindre coup porté aux artistes!"Et l'on s'étonne de constater que cette année à Avignon, aucune allusion à la politique culturelle du gouvernement n'a été entendu, dans ce haut lieu du débat et de la contestation. Les subventions se réduisent comme peau de chagrin, la création est plus difficile, rien n'est réglé pour les intermittents, mais personne ne s'en plaint. Démission ? On devine ce que pensait Ralite, au fond : "Vitez, reveille-toi, ils sont devenus mous!"

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VJ © Radio France
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