[scald=217367:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - La justice a enjoint mardi soir à l'éditeur du livre "Belle et bête", dans lequel une ancienne maîtresse évoque en termes crus sa liaison avec Dominique Strauss-Kahn, d'y insérer un encart faisant état de sa condamnation pour atteinte à l'intimité de la vie privée.

Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a également ordonné au Nouvel Observateur, qui avait publié jeudi des bonnes feuilles de cet ouvrage signé par la juriste et chercheuse d'origine argentine Marcela Iacub, de publier sur sa prochaine "une" la mention de cette condamnation.

"C'est une décision qui nous donne satisfaction sur toutes nos demandes principales", a déclaré sur i> TELE Me Richard Malka, l'un des avocats de Dominique Strauss-Kahn.

"C'est un désaveu cinglant pour la direction du Nouvel Observateur, qui a vendu son âme pour vendre du papier, c'est un désaveu cinglant pour ceux qui présentent comme littérature ce qui n'est en réalité (...) qu'une littérature de trou de serrure et de chambre à coucher", a-t-il ajouté.

"On ne peut pas aller toujours plus loin dans le trash (...) Aujourd'hui la justice vient dire qu'il faut retrouver nos repères, qu'il faut retrouver nos valeurs."

Les avocats de l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) avaient assigné lundi l'éditeur et l'auteur de "Belle et bête", afin d'obtenir l'insertion d'un encart dans le livre avant sa publication mercredi. Ils avaient également assigné l'hebdomadaire qui en avait publié des extraits.

"DSK" s'est rendu lui-même mardi matin au tribunal pour dénoncer devant la juge "le caractère méprisable de ce texte".

La publication du livre devrait être retardée suite à cette décision.

Chine Labbé, édité par Jean-Loup Fiévet

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